VI AVANT-PROPOS
Toulon. Est-il besoin de dire qu'une pareille opinion n'est même plus à discuter? On a dit aussi (et ce n'était qu'une façon détournée de dissimuler cette première idolâtrie) que l'esprit de Napoléon était assez puissant, assez rapide pour aborder directement tout problème qui s'ollrait à lui, sans avoir besoin d'aucune théorie qui préparât la solution. On n'a pas manqué d'ajouter qu'il n'y avait jamais à la guerre que des cas particuliers, échappant à toute règle et à toute iTiéthode, et aussi que l'esprit de Napoléon, essentiellement pratique et a objectif », était porté à ne traiter que des questions concrètes. C'était donc en vain qu'il avait multiplié dans ses lettres et dans ses mémoires les principes généraux et les théories abstraites, montré toujours la règle derrière l'exemple ; proclamé que a toute opération doit être faite par un système, parce que le hasard ne fait rien réussir » ; on s'obstinait à ne voir en lui que le sens pratique et l'inspuation journalière.
Il serait dillicile de réfuter cette opinion^ s'il ne s'agissait que de l'idée générale qui a présidé à chaque opération de guerre. 11 peut sulllre dune inspiration heureuse pour apercevoir le point d'attaque d'une position, pour choisir la