LES PREMIERS EXERCICES
Comme dans le solfège ordinaire, la base du chant, c’est la gamme. Après avoir attaqué et filé
l’éducation musicale
le son sur une note convenable, par exemple le do grave, on continue de degré en degré jusqu’en
haut.et l’on redescend ensuite. Certains élèves
à la voix rude auront de la difficulté à faire cet exercice sur une gamme entière : ils pourront commencer seulement avec cinq ou six notes, ou, s’ils n’arrivent même pas à cela, avec un arpège lent, do mi sol do, ré sol si ré, etc. Lorque ces notes seront bien posées, c’est-à-dire bien justes, bien égales et bien soutenues , on passera aux autres. Puis on dépassera les limites de la gamme, et les voix les plus aiguës, les soprani, atteindront facilement au fa, au sol, au la aigus. Les voix plus graves s’arrêteront au mi.
Au début des études, il ne faut pas fatiguer la voix, et l’on peut même se reposer toutes les cinq minutes dans une étude d’une demi-heure. Lorsque la pose de la voix s’est faite très lentement , on fait les intervalles de seconde, tierce, quarte, quinte, sixte, septième et octave.
On peut en varier les combinaisons de fa<;ons diverses.
Tout d’abord, on vocalise de degré en degré les notes qui constituent l’intervalle, comme do ré mi fa s’il s’agit de la quarte; puis on essaye de donner les notes extrêmes : do-fa, qu’on répète plusieurs fois.
On peut, comme je viens de le dire, varier cet exercice, par exemple en montant et en descendant : do ré mi fa mi ré do fa do, etc. On en agit ainsi sur les principaux intervalles plus haut nommés.