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COMMENT DEVIENT-ON PIANISTE

Chaque professeur, à peu près, suit une méthode à lui, mais basée toujours sur les classiques que j’ai cités au courant de cette causerie.

Au chapitre qui précède, on a dit qu’une << méthode », telle qu’on l’entend habituellement, pouvait ne pas être absolument nécessaire. On pourra s’en servir avec de tout jeunes enfants (sept à huit ans), mais on obtiendra d’aussi bons résultats avec les publications indiquées ci-dessous pour le premier degré. Elles correspondent à la force à laquelle arrive le petit débutant lorsqu’il termine sa première méthode, ou même tandis qu’il la travaille encore, ou bien en n’en travaillant pas du tout.

i er degré : Diabelli i Les douze premières leçons (les sept premiers numéros seulement); Exercices mélodiques à quatre mains. Ces morceaux ne sont pas de la musicalité la plus parlaite, mais ils sont ordinairement très supérieurs aux morceaux correspondants des méthodes ordinaires.

Comme exercices : .Ecole de mécanisme, de Le Couppey, ou Exercices des cinq doigts, de

Czerny, ou le Mécanisme y de B. Rie. Ce sera au professeur à mêler les exercices des diverses séries de ces livres, qu’il ne faut pas travailler -à la suite. On s’attachera aux exercices avec notes tenues, le plus tôt possible, si l’élève a les doigts faibles.

2 e degré : continuer les exercices précédents. H. Lemoine, Etudes enfantines, premier livre. Si l’on tient absolument à travailler les sonatines •de Clementi, il faudra faire un choix très sévère de leurs morceaux.

Voici ceux que nous conseillons pour débuter : i r « sonatine, le 3e morceau (à 3/8) ; 2 e sonatine, id. ; i r# sonatine, i er morceau; 2 e sonatine, 2 e morceau; 3 e sonatine, adagio et allegro final; 5 e sonatine, air suisse; 4 e sonatine, second morceau et final ; 5 e sonatine, entière. On pourra alterner ces morceaux avec les études de Lemoine, plus haut citées, et Schumann, Album à la Jeunesse, en prenant d’abord les pièces les plus faciles du commencement.

3 e degré : Continuer les auteurs précédents, et J.-S. Bach, Inventions à deux et à trois voix, ou Préludes pour les commençants (en faisant un choix des plus faciles d’abord, travaillés dans un mouvement modéré). Weber, Sonatines à quatre mains.

4 e degré : Sonatines de Mozart, Beethoven, Hændel, à deux et à quatre mains : les Clavecinistes français : Couperin, Daquin, Clérembault et Rameau. Comme exercices, seulement pour ceux qui ne seraient pas encore assez assouplis, la Vélocité et YEcole de la main gauche, de

CzERNY.

5 e degré : Reprendre Schumann et Bach sans passer aucune pièce, et travailler les Inventions dans un mouvement plus rapide. Sonates faciles

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de Mozart. Exercices journaliers de Czkrny et Etudes de Cramer.

Parvenu au delà, l’élève est en passe de devenir un virtuose, et, en continuant les Sonates de Beethoven, il prendra celles de Schumann, les parti tas de Bach, puis le Clavecin bien tempéré , du même; les Valses , les Polonaises,de Chopin, etc.

Mais, avant de parvenir à ce degré, le jeune pianiste doit avoir beaucoup travaillé, et cela représente bien des années d’étude.

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