CONCLUSION
Les premières études sont achevées et je crois mes promesses accomplies. A présent que Tesprit s'est tâté dans tous les genres, on peut faire un choix avec espérance de succès. Que l'on s'élève aux sublimités de la théologie; que l'on s'enferme dans le labjrinlhe du droit, ou que l'on se promène dans les obscurilés de la médecine ; que l'on marche aux périls brillants de la guerre; que l'on se jette dans le tourbil- 1 on épineux des affaires publiques, ou que l'on se cache dans les sentiers lucratifs du commerce et des arts, on ne s'y trouveia point absolument neuf. Quelque état que l'on embrasse, on pourra s'y livrer tout entier avec une confiance assez bien fondée, que l'on en sait sur le reste à peu près autant que la plupart de ceux mêmes qui passent pour cultivés et instruits, puisque la plupart, ayant étudié sans méthode, savent sans méthode et sans but, par particules détachées et toujours nageant vaguement sur les surfaces...