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Totaux .
« En examinant avec soin ce tableau, dit le rapporteur, on ne p.eut s'empêcher de remarquer que, dans la plupart des arrondissements, les recettes dépassent de beaucoup les dépenses : le III®, de 8 000 francs; le IV% de 9 000 francs; le VII% de 13 000 francs; le IX% de 14 000 francs; le X% de 10000 francs; leXI% de 36 000francs;leXII%de8 000 francs; le XV% del9 000 francs; le XVI%de 16000 francs ; le XVIII% de 8 000 fr. ; le XIX«, de 25 000 fr. ; le XX% de 20000 francs.»
Il est de toute évidence que les réserves sont nécessaires, indispensables; mais il y a une tendance indéniable à les accroître au delà de toute raison, à thésauriser, et cela, au grand détriment des besoins les plus navrants, les plus urgents. Que dire de ce passage du rapport du VI® arrondissement :
Nous avons eu pour Texercice 1886-1887 une diminution de recettes de près de 7000 francs. C'est le bénéfice du bal
de Tan dernier qui nous a fait défaut, car ce bal n'a pu avoir lieu cette année ; c'est aussi une somme de 1529 francs qui a manqué à la recette des cantines scolaires, car le nombre des enfants qui ne peuvent payer va en augmentante A cette insuffisance, dans les recettes^ nous avons été obligés de faire une réduction correspondante dans les dépenses: c'est entre autres ^ et très malheureusement, i 000 francs de moins pour des enfants mal chaussés et mal vêtus; i 000 autres francs de moins pour des enfants mal nourris. En regard du détail de ce que nous avons donné gratuitement en chaussures, vêtements, portions gratuites, nous n'avons pas le courage de mettre le chiffre de ce que nom attrions été heureux de donner si cela nous avait été possible.
Eh bien! fait remarquer au rapporteur M. de Ménorval, la réponse est trop facile : Vos recettes se sont élevées à 25000 francs; vos dépenses à 29 000 francs, d'où un déficit de 4 000 francs, que vous avez dû combler bien aisément avec vos rentes de 16000 francs sur l'État. 11 vous restait encore H 000 francs de revenu auxquels vous n'avez pas osé toucher; sur lesquels vous n'avez pas voulu, par un scrupule honorable mais exagéré, prendre les quelques milliers de francs avec lesquels vous auriez chaussé, vêtu, nourri, tant de malheureux enfants, qui probablement ont manqué Técole.
1. On peut voir dans un rapport de M. Hattat au Conseil municipal de Paris (10 juin 1895) que les dépenses pour les cantines ont été en 1893 de 1 088 390, et en 1894 de'J 200 9i4 francs. M. Hattat s'effraye de cette rapide progression qui n'est pas en rapport avec celle de la population scolaire.