‹ L'éducation physique au point de vue historique, scientifique, technique, critique, pratique & esthétiqueChapitre 18 sur 130 · Changement de position (D, debout; A, assis · texte numérisé non relu

Changement de position (D, debout; A, assis

le sujet exécute une course rapide de 200 mètres environ. Aussitôt, on inscrit à nouveau son pouls capillaire digital, et on obtient le tracé figuré sur la ligne 2 et qui se poursuit sur la ligne 3.

Remarquons que la pulsation, d’abord très fréquente et très faible, devient ensuite de plus en plus haute eu même temps que son rythme se ralentit. De plus, le niveau général de la courbe s’élève peu à peu, ce qui démontre que dans la phase qui suit l’exercice considéré la peau est le siège d'une irrigation croissante. Enfin, nous devons signaler encore un détail intéressant. Le sujet, d’abord debout, s’assied sur une chaise, à un moment qui est indiqué par la lettre A : on voit aussitôt les pulsations devenir à la fois beaucoup plus amples et beaucoup plus rares. Ajoutons qu’en même temps la sensation d’oppression et l’essoufflement s’atténuent. Ces modifications sont encore plus importantes quand le sujet passe de la position debout à la position couchée. Le sujet qui s’asseoit ou se couche, après une

LE roui. S

coui'so, ni' r('|i()S(î pas sculcniriil siss imisclus lali^iu's; il pallie aussi les |ili('n()mèiies ciiciilatoires et respiialoires (jui résulleiit il'mi ex(‘rcic,(! exe.essil'.

Inihicitce (le l'eïïori soutenu. - Nous (I(ïvoiis nous (leiiiaiider ce (|u'il ailvieiil du i)ouls capillaire durant un ellort soutenu : par exemple I Vll'oi t nr'cessairi' |iour maintenir' soulevé un poids assez considérahl(“. Hans c(!s conditions, la f'Iotte se rerim; et le thorax s’imniohilise, e\i)iialion l'orcée ; l'air contenu dans h; |ioumon (îst donc, roricunent comiuinié: cet aii' com|irime à son toni' les r éseaux pulrrtonaires, !(■ (■(lurr et les ^'ros ré'scraux à 1 1 rrté'r ieur' d(“ la poilr irrrr; ainsi s'rdaldit, dans le thorax, urr viu'itahle hacra^^'e (|ui s’oi)|iose au déveiserrrent drr san^' veirreux ver's le co'ur, et dirrrinire jiar suite le di'diit du co'ur'. On doit pr't'voir', en corrséijuence, urre dirninutiorr de la circirlatiorr |)ériphér ique |ietrdant l'eirort, et c’est en ell'et !>, lif,ure supé-

Fig. 5. — Influence de l'efTort sur la forme et la fréquence du pouls capillaire.

1 Effort avec arrêt de la resi>iration. — 2. Effort avec persistance de la respiration.

rieure) ce que le tracé [lerrnet de corrslater : le pouls capillaire se rapetisse. Après la cessation de l’ell'ort, le san^? veineux accumirlé se précipite dans le thorax, emplit le cœur et tes poumons, puis est projeté dans l’aorte. De là une augmentation d’amplitude de la pulsation, corncidant avec un ralentissement relatif du pouls.

Ces rnodilicafions circulatoires ont bien leur cause dans les phénomènes respiratoires qui accompagnent l’effort. En elîet, comme le montre la deuxième partie de la figure 5, elles ne se produisent plus que d’une façon très atténuée si le sujet accomplit le même acte musculaire tout en continuant à resiiirer autant que possible. 11 ne serait pas sans intérêt, croyons-nous, pour un sujet qui exécute des efforts prolongés, d’éduquer sa respiration à ce point de vue, de manière à obvier, autant que faire se peut, non seulement à l’asphyxie qui résulte de l’arrêt respiratoire, mais encore à la suspension de l'irrigation sanguine qu’entraîne l’expiration forcée avec occlusion de la glotte.

Influence des variations de position du corps. — Il nous resterait à étudier tout un chapitre très intéressant, à savoir les variations circulatoires liées aux variations de l’altitude, que ces variations soient actives, c’est-à-dire volontairement réalisées par le sujet, ou quelles soient passives, c’est-à-dire sans iiu’interviennent activement les muscles du sujet en expérience. Déjà nous y avons fait allusion à propos des phénomènes consécutifs à une course prolongée; nous n’y insisterons pas davantage, et nous nous contenterons de montrer (////. 6) un exemple ty[iique des modifications que peut produire le passage de la position horizontale à la position verticale.

Le simple changement d’attitude, non plus du corps tout entier, mais seulement du membre exploré, détermine, lui aussi, des variations du jiouls cajdllaire, ainsi cjue le montre la figure 7.

On remarquera que le volume du membre, a|)rès avoir varié sous une inlluence purement hydraulique, tend à re[irendi'o dans sa nouvelle attitude le même volume (jue dans l’attitude antérieure; cela imiilique nécessairement que les vaisseaux ne

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Fig. 6. — Modilication de lu forme et de la fréquence du pouls capillaire par un changement de position.

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