LA « GYMNASTIQUE DANSÉE
lentement {anpante) ; Il pourra les faire suivre, quand il sera iléjii passablement exercd, de quebiues ronds un peu plus rapides.
La rotation se fera dans les deux sens. [Les danseurs disent qu’elle
Fig. 37. Fig. 38.
III derrière et (]a’uprès un battement simple le mouvement passe è 1 autre jambe. Cliaqiie jambe exécute donc alternativement un battement simple.
3) En reculnnl. 11 suffit pour reculer que la jambe aijissante parte de la 111 devant et qu’aprôs un battement simple le mouvement passe ti l’autre jambe.
7i) MoDEn.vro. — Itallement sur le cou-de-pied [firi. 4t).
La cuisse est soutenue à AS" environ. l,a figure 41 rend suffisamment compte du mécanisme. Elle doit être lue, alternat! vement, dans les deux sens.
Le mouvement de la jambe doit être sec et très rapide, avec des temps d’arrêt brusques ,4 chaque position.
En réalité, ce mouvement part d’une variante de la III pour aboutir à la demi-II.
[Voyez figure 24 et texte correspondant.]
o) Vivace. — Petits battements vifs (fiq. 42).
L’élève se placera en III droite devaiit, puis il soulèvera le talon droit et glissera la pointe alternativement en avant et en arrière, de teile
s’opère en dehors ou en dedans suivant que la pointe du pied, écartée en II, se dirige en arrière ou en avant.]
On recommencera de l’autre pied. La cuisse doit rester immobile.
La jambe agissante doit, sans s’arrêter, passer à chaque tour en I, ainsi que le montre la figure.
l) Rond de jambe soutenu (fi;/. 39).
L’élève soulèvera latéralement la cuisse droite de manière à ce qu’elle soit horizontale, la jambe tombant, pointe basse, verticalement;
il exécutera alors dans l’espace, avec la pointe, un cercle eii dehors, puis en dedans.
Il recommencera de l’autre jambe.
Il sera bon d’exécuter six ou huit tours lentement, suivis de six ou huit tours en mouvement double. C’est-à-dire qu’on aura, à raison d’un tour par signe :
I r r ir r ir r Is
m) Battements à terre {fig. 40).
1) Sur place. La figure 40, si on la lit de gauche à droite, puis de droite à gauche, exprime suffisamment le mécanisme de ce mouvement;
il part de la 111 droite devant pour aboutir à la III droite derrière en passant par la II sur la pointe (battement simple), puis revient de la III droite derrière à la III droite devant (battement double), en passant par la II sur la pointe. On recommencera au moins six fois avec la même jambe six battements doubles. Ainsi on aura, à raison d’un battement double par mesure :
Moderato
lit II III II III II III II
L’exercice se fera ensuite sur la jambe gauche.
2) En avançant. Il suffit pour avancer que la jambe agissante parte de la
Fig. 41.
sorte qu’elle dessine un angle représenté par la figure 42, de P en P', de P’ en P, de P en P', etc., sans interruption, au moins douze fois de suite. On recommencera de l’autre jambe.
p) Moderato Grands battements (1) à la II (fig. 43).
1) Surplace. Position initiale : III;
ouvrir les bras en S.
La figure 43 montre que la jambe part tendue de la III droite devant, et se porte en grande II [les danseurs disent : dégage en II]. En retombant, elle devra emboîter en III derrière. Elle battera de nouveau pour emboîter en III devant en passant par la grande II, limite extérieure du battement. La figure se lira, alternativement, dans les deux sens. On commencera par lire de gauche à droite.
L’exercice du battement n’est donc qu’une allée et venue de la jambe entre la 111 et la grande II.
2) En avançant. Voyez ?n, 2) et, par analogie, trouvez le mécanisme.
q) Grands battements à la IV (fig. 44 et 45).
(1) Je répète à propos des grands battements ce que j’ai dit déjà dés grandes positions. L’élève ne cherchera pas à lever trop haut la jambe. Il s’abstiendra de tout effort excessif. Les figures ici sont simplement théoriques.
Kli
LA « ('.YMNASTKJI E DANSÉE
I) h(! lii III droite; devant, à la grande IV devant (//e/. 'i/i). I.es bras doivent préalablement fl’ouvrir à la ÿ el y retster jiisijii’à la lin de l’exereiee l'ixécut(;r an moins six battements de la même jambe, puis passer à raiilic iamb(‘.
J) Ile la III droite derritTe, li la grandi' IV derrière !//(>. A;)). Les bras doivent, pi'éalablement, se porter en IV par iiik; eomp(;nsation nécessaire à réi|iiilibre. l'ixéenter an moins six battements de la même jambe, puis passer à l’antre jambe.
Fig. 45*.
Fig. 45'>.
)•) (Iraiids lidliements doiihlri.
Position iniliale : III. Ouvrir les bras en i> ;
Lever la jambe droite en grande IV devant {/!</. et de là, la por-
ter en grande IV derrière {/if/, 'i.'ii;), en passant par la 1 sans s’y arrêter, pai' une vaste el robuste oscillation, puis inversement de la grande IV derrière liasse!' à la grande IV devant, et répéter celte grande oscillation an moins huit l'ois;
linii' en III devant ou derrii're, suivant que la jamlx; agissante retombera lie la grande IV devant on derrière.
,s') l’clils el i/rands batlements (dternés.
.le laisse an gymnaste danseur le soin de composer un exercice où le, petits etlesgrands battements alterneraient, l'ai' (xcniple : la jambe agissante oscillerait deux fois de la demi-lV devant à la demi-lV derrière puis de la demi-IV devant passerait à la grande IV derrière, pour revenir di' là à la derni-lV devant ou poser en 111 derrière. Ün peut aisément trouver des combinaisons multiples, variées par la forme et le ryllime.
0 Amd.xntk. — ftonds de bras (fig. 40).
Cet exercice (que les danseurs appellent port de bras), peut utilement s’accompagner d’un plié en nrabes(/iie : les deux jambes sont à terre et s’écartent eu IV prodigieusement ouvertes et allongées, comme le monlre la figure. Le corps est cambré. La tête prolonge par son renversement modéré la courbe thoracique. Ainsi posté, l’élèvi' exécutera des ronds de bras représentés par les cercles ponctués de la figure 45, en ayant soin que la description des deux cercles par les bras, tout en étant simultanée, diffi're de 18Ü® ; c’est-à-dire qu’un bras doit s’abaisser pendant que l’autre s’élève.
II va de soi <]ne l’exercice doit se faire avec la gauche devant, après (ju'il a été exécuté avec la droite devant, et que l’inllexion cambrée du corps changera également de côté.
Il) Adagio. — Exercice d'épaiilemenl {fig. 47 et 48).
Le torse oscille sur la ceinture, à droite el à gauche, sans effort. Les bras sont en .5. La tête reste de face. Les jambes sont en III; la ligure indique suffisamment les concordances.
v) Adagio. — Exercice de /lexiun latérale du torse {fig. 4!» et 50).
III droite devant. liras en b;
le corps fléchit à droite pendant que la jambe droite se porte en IV croisée sur la pointe {fig. 4;t);
retour à la 111 droite devant.
l'our lléchir à gauche, on partira de 111 gauche devant {fig. 50). Le mél anisme est analogue an précédent, mais inverse.
Fig. 47.
Fig. 48.
[Il ne serait pas difficile au maître et à l’élève d'imaginer de nouveiles formules d’exercices pour le corps et de combiner certains mouvements de bras avec les oscillations du torse. Toutefois les convenances orchestiques sont le résultat d’une longue expérience. Nous eng.igeons le maître et l’élève à s’en tenir provisoirement aux exemples que nous proposons ici.]
Presque tous ces exercices sont des imit.itions simpliliées des e.rercices préparatoires exécutés par les élèves de M. Emile Stilli à sa classe de l’Opéra. Le très distingué et très laborieux professeur, à qui je dois d’avoir pu étudier avec quelque précision le mécanisme de ces mouvements, sait donner à des formules arides un caractère artistique. Je regrette d’être obligé de supprimer ici, afin d'être plus clair et plus bref, quelques-unes des élégantes préparations qui iirécèdent certains exercices.
Dans un intérêt purement pédagogique, et jiour ne pas compliquer des indications qui, en dépit de leur simiilicité, seront peut-être jugées obscures, je suppose que notre gymnaste danseur se jilace tout de suite dans la position qui ouvre directement l’exercice.
Je regrette aussi de ne pouvoir emprunter à M. Stilb tous ses rythmes musicaux. Ils oITrent cet intérêt sjiécial que, parfaitement adaptés aux mouvements, ils les annoncent à l’oreille et en même temps à l’esprit des élèves. Les mêmes motifs rythmiques sont toujours ajipliqués aux mêmes exercices ; il suffit donc au maître de préluder pour que la classe entière sache quel mouvement elle devra exécuter.
Ainsi, les élèves entendent-ils la reprise en majeur de la Marche turque, de Mozart,
ils comprennent qu’ils doivent effectuer les petits battements vifs décrits en ni).
La gymnastique dansée a tout avantage, elle aussi, à appeler à son aide le rythme musical, c’est-à-dire le rythme revêtu d'une forme mélodique claire, aisément fixée dans la mémoire des élèves. Et cette intervention de la musique devrait être posée en principe, en tête de la présente étude.
Si je me vois contraint, par la nécessité d’être court, de sacrifier cette indispensable intervention, je veux, du moins théoriquement, lui rendre la place à laquelle elle a droit.
Malheureusement, nos professeurs de gymnastique seraient [iresque toujours incapables de marquer sur le violon ou sur tout autre instrument les rythmes musicaux si habilement choisis et exécutés par M. E. Stilb.