‹ L'éducation physique et sportive des jeunes fillesChapitre 20 sur 33 · CONSEILS POUR LE TIR AU PISTOLET · texte numérisé non relu

CONSEILS POUR LE TIR AU PISTOLET

Voici quelques conseils que nous avons donnés aux tireurs de pistolet et que les « tireuses » peuvent également utiliser :

Pour s’exercer et apprendre à bien viser, à bien tirer, on prend d’abord la position suivante :

Lire bien d’aplomb, bien équilibrée, le corps droit, faisant face à gauche, effacée (autant que le permet la conformation féminine) sans être gênée, le pied droit à environ trente centimètres du pied gauche, la main gauche sur la hanche, la tête tournée droit vers le but.

Tenir la crosse du pistolet avec le pouce et les trois derniers doigts, l’index placé sur la détente, et engagé jusqu’à la deuxième

phalange. La première phalange aurait moins de force pour appuyer progressivement sur la détente.

Avant de porter le pistolet à hauteur de l’œil, on tient d’ordinaire l’arme abaissée, le bras tendu, obliquement.

11 faut se garder de laisser le canon tomber dans la direction du pied, en cas de brusque départ de la détente. (Nous supposons que l'on a armé le pistolet ou le revolver.)

Tout en tenant ainsi l’arme abaissée, on achève de la bien mettre dans la main, d’assurer la position du corps, et l’on voit rapidement si l’on est placée comme il convient par rapport au but, si le bras, en s’élevant, pourra bien porter l’arme dans la ligne.

Une fois le corps ainsi placé et le pistolet bien dans la main, on l’élève à hauteur de l’œil et l’on s’exerce à viser, en plaçant l'arme de telle façon que le rayon visuel, passant par le cran de la visière et le sommet du guidon, rencontre le but.

Pour avoir plus de force, plus d’acuité visuelledansl’œildroit, l’œil qui vise d’ordinaire, on ferme l’œil gauche et, d’autre part, afin de pouvoir profiter aussi vite que possible de la direction du regard, dès qu’elle est bien réglée, il faut, tout en visant, attaquer lentement la détente, progressivement, saris- secousse, de telle façon qu’ayant déjà commencé à faiblir, elle cède presque insensiblement au moment voulu. En d’autres termes, il ne faut pas qu’il y ait d’à-coup, de brusquerie dans le départ. Il faut se laisser presque surprendre par le départ graduellement amené, au moment où l’arme est bien dans la ligne. C’est à cette condition qu’il n’y aura pas diécart de tir.

On s’exerce à tirer sur toutes sorles de cibles, mais de préférence, sur ce que, dans les tirs publics, on appelle le bonhomme, autrement dit la silhouette d’un homme de taille et de grosseur moyennes.

On n’a pas encore imaginé de mettre une bonne femme comme cible pour les tirs de dames.

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