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LE GOLF

Dans les milieux mondains, le golf est devenu le jeu sportif le plus à la mode après le tennis.

11 convient à la fois aux jeunes filles et aux femmes presque de tout âge.

Dans la Grande-Bretagne , son pays d’origine (pour préciser, il fut créé en Écosse), les hommes politiques les plus graves, les nobles lords blanchis dans les luttes du Parlement, pratiquent volontiers cet exercice, d’autant plus hygiénique qu’il demande un vaste terrain et donne lieu à une cure de grand air.

Ce sont les colonies anglaises de Pau et de la Côte d'Azur qui ont introduit le golf en France.

La mode fut assez longue à s’implanter. C’est à une d~te relativement récente, en 1896, que fut

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fondée la Société de Golf de Paris, présidée par M. P. Descliamps, et installée dans l’ancien haras de la Boulie, près de Versailles.

Là, on fit faire de nombreux travaux, mais l’on eut une installation à souhait.

Une confortable villa sert de club-house à la « S. G. P. ». Elle est située au milieu des links ou terrains de golf, entretenus avec beaucoup de soin.

Sur un terrain de golf, à des distances variant de 100 à 500 mètres, sont creusés de petits trous, que signalent des drapeaux. Tel ou tel obstacle naturel dit « hazard » ou accident de terrain, peut se trouver entre deux trous.

On appelle « hazard » une banquette, de l’eau stagnante ou courante (sauf une flaque d’eau fortuite), un sentier, une route, une voie ferrée, des genêts, un buisson, des ajoncs, une garenne, une haie, un fossé.

Chaque joueur ou joueuse a une balle en guttapercha et une collection de crosses (clubs), sortes de cannes terminées par une spatule en bois ou en acier.

A coups de crosse, il s’agit de faire passer la balle dans les trous. Le jeu consiste pour chaque

joueur, pour chaque camp 0, à jouer une balle d’un « tertre de départ » jusque dans un trou d’arrivée, et c’est le joueur ou le camp dont la balle entre dans le trou en moins de coups qui le gagne, sauf stipulations différentes dans les règles.

La partie est gagnée par le camp qui a une avance de trous supérieure au nombre de trous qui restent à jouer.

Dans les parties « par coups », le gagnant est celui des concurrents qui fait le parcours fixé en moins de coups.

Un « cadet » ou « caddie » accompagne chaque joueur en portant sa collection de crosses. D’ordinaire, c’est un garçonnet qui remplit cet office, et, outre sa mission de porteur, il doit suivre des yeux la direction prise par la balle et éviter à son maître la faute d'une balle perdue. (Beaucoup de joueurs se passent de cet aide.)

Les crosses sont de différents modèles et on les choisit suivant les cas, selon les accidents de terrain.

Les principaux modèles portent les noms sui-

(1) Si un joueur a un adversaire unique, la partie est dite simple (a single). Si deux joueurs jouent contre deux autres, c’est une « partie double » (a foursome). Un joueur peut jouer seul contre deux autres, c’est une « partie de trois » (a thrcosome), ou bien trois joueurs peuvent jouer l’un contre l’autre; chacun jouant sa balle et c’est alors une « partie à trois balles ».

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vants : niblick, iron , cleek, putter (spatules en acier); driver , brassie (spatules en bois).

A la Boulie, il y a un- grand parcours de 18 trous. D’autres Sociétés n’ont qu’un parcours de 9 trous, pemettant déjà de faire de longues parties, assez longues, spécialement, pour les golfeuses, parmi lesquelles il ne manque point, au demeurant, de joueuses infatigables et ne craignant pas les difficultés.

Pour jouer commodément, il faut une toilette très simple laissant les mouvements parfaitement libres. Les coups de longueur exigent que le bras se lève sans risque d’un craquement subit d’étoffe.

Un chapeau soulevé par un coup de vent peut aussi causer de fâcheuses distractions. Aussi la casquette est-elle souvent adoptée par les golfeuses anglaises.

Parmi les meilleures joueuses qui se sont distinguées à la Société de Golf de Paris, on cite Mmes P. Dunn, Forbes, Mlles A. Mallet, Yvonne Prévost, la comtesse Mercati, Mmes Pratt, Abott, Lam-

bert, E. Vail, la comtesse de Pourtalès, la comtesse de Ganay, Mme de Klee, Mmes H. Ridgway, W. Kingsland, la comtesse Aubaret, Mme Allez, Mlles Godillot, de Cabrol, Mnie Béjot, Mme Descbamps, la comtesse de Montebello, M“e Henri Letellier, la comtesse de Chambrun, Mmes Bacon, Vieugué, H. Bucquet, Child, Mlle H. Halfon, MHe Merlin, la baronne A. de Diétrich, la baronne Henri de Rothschild, la princesse de Lucinge, Mme Achille Fould, M'ne René Fould, Mlle Sandford, Mlle Fourton, Mm3 Storer, Mme R. Raoul-Duval, la comtesse de Salignac- Fénelon, la comtesse Allan de Montgomery, MmeVon André, Mme Vagliano, etc.

Qae d’excellentes joueuses il faudrait citer encore dans les différents golf-clubs de France !

Nous reportons à la fin du volume, en raison de leur longueur, les règles du jeu d’après Y Annuaire de l'U. S. F. S. A., dont le Comité a bien voulu nous autoriser à les reproduire.

Fig. 17.

Sur la patinoire de Davos. — Mtle Gudrun Winding, une jeune patineuse danoise.

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