‹ L'éducation poétiqueChapitre 7 sur 26 · DANS LE PARC · texte numérisé non relu

DANS LE PARC

Dans le parc*

Le beau jour dans le parc jette un regard suprême, Le regard d'un amant qui veut rester quand même...

Comme, aux pieds de son maître, un chien obéissant, L'ombre s'allonge au bas des arbres rougissants.

Des tons chauds de l'amour tout dans le parc s'embrase ; Le ruisseau, éperdu, file et file sa phrase...

Quand, ô douleur ! Voici qu'une femme en noir vient ; Et sur ses pas, l'ombre qui suit, tout comme un chien.

Elles vont. Dans le parc reluisant de tendresse L'ombre et la femme vont le pas lourd de tristesse.

Il A M S li E P A R €

« Ma fille ?. . . — Tiens ! dit l'ombre : Ouvre ton âme, vois, Elle est toute lumière, elle marche avec toi ! »

« Regarde, dit le jour : Ici, là, partout ! Elle !... C'est elle qui rougeoie, heureuse..., l'immortelle ! »

« Et je suis sa prunelle où tu peux voir les cieux ! » Proclame le ruisseau, prunelle de ses yeux.

Mais le soir est tombé, tout dans le parc repose, Et cette femme reste là, comme une chose...

Epave dans la nuit et dans les profondeurs (O silence ! ô néant !) où se défait son cœur !

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