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COUP D ŒIL SUR LES COLONIES DE VACANCES CATHOLIQUES

Nous empruntons à l'excellent compte rendu du Congrès de Limoges, publié par la Vie au Patronage {n°^ du 15 novembre et 15 décembre 1911) le texte du rapport d'ensemble présenté par M. le chanoine Goguyer, curé de Sainte- Valérie de Limoges : on ne pouvait souhaiter meilleure introduction aux discussions du Congrès.

« Pour la plupart, déclare le distingué rapporteur, nos colonies catholiques sont de fondation récente. Je ne crois pas me tromper beaucoup en disant que la première de nos œuvres naquit à Paris vers 1898, Depuis, la progression a été rapide, surtout à partir de l'année 1905.

« C'est presque toujours le patronage qui a donné naissance à la colonie et cette proche parenté les a

tenus étroitement unis. Le patronag'e sert de base au recrutement des colons; ceux-ci, sélectionnés avec soin et plus que jamais attachés à leur œuvre au retour de la colonie, améliorent le patronage dont ils forment l'élite.

« Cependant, on a senti le besoin de créer, pour les œuvres de jeunesse qui ne seraient ni assez riches, ni assez nombreuses, une organisation générale qui groupât les enfants provenant de toutes les paroisses dune même ville ; à Saint-Etienne, 1' « Œuvre catholique des Vacances à la Campagne » a ainsi 19 maisons dans lesquelles sont reçus 760 enfants ; à Marseille, le « Secrétariat catholique des colonies de vacances » fournit à 24 patronages ou écoles libres 15 maisons meublées où s'abritent 660 garçons ou fdles ; Paris a sa magnifique villa Béthanie qui peut recevoir chaque année, en plusieurs séries, plus de 500 garçons, et l'archiconfr''-rie des patronages lui fait pendant avec l'œ'uvre dos Bonnes Vacances qui donne l'hospitalité à 700 filles en 16 maisons. Les sœurs de Saint-Vincent de Paul, dont les oi'phelinats et les patronages sont si nombreux, disposent quelques-unes de leurs maisons à la campagne, à la montagne ou à la mer, pour y mettre en colonie environ 2.000 de leurs externes ou de leurs internes.

« La Ligue patriotique des Françaises et la Protection de la Jeune Fille encouragent leurs représentants locaux à fonder des colonies, les subventionnent ou payent le séjour de leurs protégés dans les œuvres qui les acceptent.

« Je ne parle évidemment que des organisations les plus importantes.

« Partout l'élan est superbe, il est plus méthodique et plus fructueux lorsqu'il existe un secrétariat central et les frais sont moindres; mais les colonies dues à

l'initiative individuelle ont bien aussi leur mérite.

« Généralement on se spécialise. Sur les 228 œuvres catholiques, il y en a seulement 32 qui s'occupent à la fois des garçons et des filles, tandis qu'il en existe 71 pour les filles seules et 125 pour les garçons. On remarquera cette disproportion entre les œuvres de garçons et celles des filles; cela tient à bien des causes, mais surtout à celle-ci que les filles sont plus utiles à la mère que les garçons et qu'on les laisse s'éloigner de la maison moins facilement que leurs frères.

« Quelques œuvres acceptent les mères avec leurs filles ; elles sont en petit nombre ; les ménagères ne peuvent guère quitter leur maison pour aller en vacances.

« Une autre a fait mieux. C'est celle qui dépend du ■patronage Saint-Joseph de la Maison-Blanche. Elle a été fondée par M. Enfert, qui reçoit au hameau familial de Montbricon les anciens du patronage avec leurs femmes et leurs enfants ; 42 familles y ont séjourné en

« Des deux modes les plus usités de placement, nos œuvres ont presque unanimement choisi le placement collectif ou d'internat; à peine deux ou trois seulement, plutôt faute de ressources que par goût, se sont contentées du placement familial. 11 y a aussi quelques-unes de ces caravanes de vacances qui conviennent si bien aux plus grands de nos patronages et dont on vous fera la description détaillée au cours de ce congrès.

« La demi-colonie est rare ; elle devrait avoir plus de succès. N'a-t-elle pas ce grand avantage de coûter fort peu? Ramasser tous ces pauvres enfants qui traînent dans les rues pendant les vacances, les conduire à la campagne dès le matin, ne les ramener qu'à la nuit tombante, voilà ce qu'elle fait. C'est rendre aux familles et à la société un service de grande importance ; c'est aussi prendre le moyen de faire un peu l'éducation

morale et chrétienne de ces pauvres petits, forcément livrés à eux-mêmes, pendant que leurs parents sont à l'usine ou à l'atelier.

« Je voudrais pouvoir vous lire tout entière la communication de M. l'abbé Aufray, curé de Saint-Léon, au Havre; sa demi-colonie lui coûta 80 francs en 1910. pour 700 enfants, pendant les deux mois de vacances! Là où le zèle est abondant et l'argent rare, ne serat-on pas tenté de suivre cet exemple?

« Ce qui entrave les fondateurs de colonie, ce n'est pas toujours le manque d'argent: c'est parfois le recrutement du personnel. Heureux les garçons! Ils ont les séminaristes pour les aider à s'amuser et à prier plus encore que pour exercer la surveillance. Pauvres filles! où leur trouvera- t-on l'équivalent?

« C'est encore une dilliculté sérieuse que de découvrir le local rêvé : ni trop petit, ni trop grand, ni trop près ni trop loin et surtout bien aménagé, dans lequel le colon n'aura qu'à venir et à défaire son baluchon pour avoir tout ce qu'il lui faut. Si Ton trouve cela à la montagne, on le prend; si c'est à la mer, on s'en arrange ; mais c'est le plus souvent à la campagne tout simplement et l'on s'en accommode quand même. N'estce pas, en somme, ce qui convient le mieux? L'air marin est parfait pour quelques-uns, celui de la montagne est favorable à d'autres, mais celui de nos champs est bon pour tous. 11 serait utile cependant de pouvoir envoyer au bord de la mer les enfants scrofuleux et de diriger vers une station d'une assez grande altitude les poitrines délicates; c'est pour cela qu'on vous parlera tout à l'heure d'un échange d'enfants entre les œuvres catholiques et surtout de la question de l'hivernage qui tient étroitement à celle de la colonie.

« Chaque œuvre a ses conditions d'admission qui

lui sont propres. Elles peuvent toutes se ramener à quelques-unes ayant rapport :

« 1° A l'âge, car il convient de ne pas mélanger les enfants et les jeunes gens, les fillettes et les jeunes filles;

« 2° A l'origine des enfants, qui sont pris généralement dans des œuvres déterminées ;

« 3° Aux garanties qu'ils doivent présenter au double point de vue de la moralité et de la santé ;

« 4° Enfin à leur contribution plus ou moins grande aux frais de la colonie. La gratuité absolue est rare. Quelques œuvres demandent à chacun le paiement intégral de la pension. La plupart se contentent d'exiger de la famille le paiement d'une portion plus ou moins grande des dépenses.

« Précisément à cause de cela, on peut dire que la colonie est une œuvre coûteuse. Comme l'écrivait un de nos correspondants : « Une colonie de vacances de 100 enfants pendant un mois coûte à peu près aussi cher qu'une école libre du même effectif pour toute l'année. »

« Il faut que les résultats soient en rapport avec cette dépense, pour que l'on n'hésite pas à la faire et que les ressources surgissent comme d'elles-mêmes pour la solder. »

UTILITE D UNE EXTEXTE POUR ECHAXGE B EXFANTS EXTRE COLOXIES CATHOLIQUES

M. l'abbé Bombardier, deuxième vicaire de Sainte- Anne de la Maison-Blanche, à Paris, et directeur de la colonie Saint-Louis de la Mulotière, qui s'est donné tout entier à cette idée, en précise ainsi l'importance :

« Si nous consultions plus avant les médecins, ils

feraient, à coup sûr, un partage entre nos colons. Aux uns, ils conseilleraient la pleine campagne, et ce serait probablement au plus grand nombre; à quelquesuns, la montagne plus ou moins élevée; aux autres enfin, le bord de la mer. Nous avons vu un docteur s'opposer formellement au départ de plusieurs enfants auxquels l'air salin ne pouvait causer que du mal. Une station trop élevée peut nuire à plusieurs. La pleine campagne serait avantageusement remplacée, pour d'autres, parla montagne ou la mer.

« L'écbange de colons s'impose donc parfois, continue-t-il. Mais comment Torganiser? Tout d'abord, en réalisant dune manière continue le beau spectacle que donne momentanément ce Congrès : l'entente entre les directeurs de colonies de vacances. Il faut un centre et un organe de renseignements pour faire connaître les installations créées à la mer, à la montagne, en pleine campagne, pour recevoir les enfants. On hésitera moins si Ton entre dans la voie que nous indiquons à utiliser les locaux des pensionnats, d'écoles qui s'offrent désormais un peu partout à nous et qu'on ne peut utiliser pour y recevoir seulement une quinzaine d'enfants. Cent colons seraient nécessaires pour y vivre économiquement. Qu'on les y réunisse de plusieurs œuvres.

« Le directeur du patronage qui aura dispersé ses enfants, les visitera dans leurs différentes demeures et leur maintiendra de la sorte, suffisamment son influence personnelle. 11 laissera auprès d'eux des collaborateurs, ces séminaristes qui consacrent si généreusement le temps de leurs vacances au travail des œuvres et pour la santé desquels il n'est pas souvent indifférent de choisir soit la campagne, soit la montagne, soit la mer. Un directeur expérimenté présidera en donnant l'unité de vie par application d'une méthode consentie par les

différents directeurs d'œuvres qui lui auront confié leurs enfants. Chaque maison aura donc son caractère particulier et la diversité sera assez grande pour que chacun puisse choisir à son goût. »

Mais le rapporteur rêve encore plus et mieux, et il termine ainsi :

« A l'œuvre des colonies de vacances scolaires est venue se joindre, depuis quelques années, l'œuvre de l'hivernage.

« 11 ne s'agit plus seulement, ici, des sanatoriums où Ton envoie les enfants atteints déjà ou menacés très prochainement d'affections tuberculeuses ; il s'agit de ces pauvres petits que le froid et l'humidité affaiblissent progressivement et que nous voyons s'étioler à mesure que leur âge augmente. Ils abondent dans nos grands centres urbains et l'on s'est pris de pitié pour eux.

« On les transporte sur la Côte d'Azur à peu de frais, et ils passent les plus rudes mois de l'hiver respirant l'air pur des bords de la mer et baignés par les chauds rayons du beau soleil du Midi.

« Il faut évidemment des œuvres faites en commun pour répondre à de nouveaux besoins. Chaque patronage ne peut avoir sa station d'hivernage. Là encore, l'échange d'enfants s'impose. Les catholiques sont- ils organisés sur ce point? Pour garder le soin des âmes, ne doivent-ils pas assurer le soin du corps?

« 11 faut aussi s'occuper de l'instruction de ces enfants, qui ne sont que des affaiblis et non des malades, et qui ne peuvent sans inconvénient, au temps des classes, rester là-bas privés de tout exercice scolaire. Ils ne sont pas tous nécessairement des primaires ; certains appartiennent à l'enseignement secondaire. Peut-être y aurait-il quelques petits séminaristes condamnés à ce régime. Pourquoi ne pas profiter des

340 L ORGANISATION DES a.UVRES.

moyens matériels qui s'offrent à nous pour sauvegarder des vies qui nous sont chères à tant de titres?

« Aux collèges catholiques qui existent, ne pourraiton pas accoler ces œuvres? Les enfants fortunés de tous les collèges, de tous les pensionnats catholiques de France, ne pourraient-ils pas — on le fait déjà, et avec grand succès, dans plusieurs — faire cette charité à leurs jeunes frères pauvres et maladifs ? Qu'il serait beau de voir les directrices et directeurs de nos grands établissements catholiques se réunir et s'associer pour une telle œuvre! Quelle leçon éminemment éducative en résulterait pour les élèves de leurs maisons! De quelles bénédictions le Divin Maître ne les comblerait-il pas ! « Ce que vous aurez fait au moindre de ces pauvres qui croient en moi, c'est à moi que vous l'avez fait ! »

l'union catholique des colonies de vacances

L'Union catliolique des colonies de <>>acances, dont le Congrès de Limoges (septembre 1910) avait émis l'idée, est fondée. La circulaire et les statuts, que nous reproduisons, ont été adressés à tous les adhérents :

Au Congrès National des Colonies de "\'acances catholiques qui eut lieu à Limoges au mois de septembre dernier, M. l'abbé Bombardier demanda qu'une Union des C. V. C. fût établie, et raccueil enthousiaste fait à cette proposition par tous les congressistes prouva suffisamment son opportunité.

Un comité d'initiative fut aussitôt constitué et l'on décida qu'il se réunirait à Paris.

Sa première séance a eu lieu le 29 janvier dernier. Etaient présents : Ms^ Gaillard, vicaire général de Beauvais; M. le chanoine Roland-Gosselin, sous-directeur des œuvres du diocèse de Paris; M. le chanoine Fourneret, vice-official à

l'arclievêché de Paris ; M. le chanoine Lassalle, secrétaire général à l'archevêché de Toulouse; M. l'abbé Auvray, curé de Saint-Léon, au Havre; M. l'abbé Bombardier, deuxième vicaire à Sainte-Anne de la Maison-Blanche, à Paris; M. l'abbé de Cliabrol, vicaire à Saint-Genès-les- Carmes, de Clermont-Ferrand, et M. l'abbé Goguyer, curé de Sainte-Valérie, à Limoges.

Le comité a discuté et adopté les statuts dont le texte est ci-joint.

Puis il a élu son bureau ainsi formé :

Président : M. le clianoine Roland-Gosselin;

Vice-Président : Mer Gaillard ;

Trésorier : M. le chanoine Fourneret;

Secrétaire: M. le chanoine Goguyer;

Secrétaire-adjoint : M. l'abbé Bombardier.

L'Union était officiellement constituée sur le papier; elle n'existera réellement que par les adhésions des OEuvres Catholiques de Colonies de Vacances et l'intensité de sa vie sera en proportion du nombre de ces adhésions et des services qu'elle rendra à ses membres.

C'est pour cela qu'elle se fait un devoir de vous demander votre adhésion.

Notre Union n'aura en vue que les intérêts spéciaux aux Colonies catholiques et notamment :

1° Elle s'occupera en première ligne de tout ce qui peut concourir à la formation morale et religieuse des enfants confiés à nos Colonies de Vacances. Tout le reste sera organisé en fonction de ce but primordial.

2° Elle servira de lien entre les œuvres catholiques :

a) Pour faciliter entre elles l'échange d'enfants ; il serait avantageux pour la santé de nos pupilles qu'on pût les envoyer à la montagne ou à la mer si le médecin donne des indications dans ce sens ;

b) Pour organiser des Colonies d'Hivernage où les enfants délicats recevraient asile pendant les mois d'hiver tout en continuant leurs études et sans préjudice pour leur âme;

c) Pour centraliser et communiquer aux intéressés les offres de locaux et les demandes d'emploi des surveillants ;

d) Pour l'achat en commun du matériel de couchage et des principales denrées d'alimentation, sous forme soit de coopérative de consommation, soit d'économat.

3i2 L'ORGANISATION DES QX'VRES.

3^ L'Union prendrait l'initiative des Congrès Nationaux de C. V. C. qui se réuniraient tous l^s deux ans et contribueraient à la diffusion de l'œuvre el au perfectionnement des méthodes.

Ln Ilcvuc des Palronages (mensuelle ; 5 francs par an, Lethielleux, éditeur, 40, rue Cassette, à Paris) nous offre Thospitalité pour toutes les communications à faire aux adhérents. Elle sera donc l'organe officiel de l'Union et tout adhérent aura intérêt à prendre un abonnement.

La cotisation très minime de l'Union des C. V. C. est seulement de 1 franc par 50 enfants avec un maximum de 3 francs par œuvre; on espère que les ressources viendront à l'Union par les adhésions individuelles (5 fr. par an) et chaque œuvre adhérente se fera un devoir d'en.envoyer quelques-unes à notre Secrétariat, 76, rue des Saints-Pères. ; Paris (VI<=).

Hàtez-vous de nous envoyer, après l'avoir minutieusement remplie, la formule ci-jointe. C'est seulement quand nous saurons sur qui nous pouvons compter que nous serons en mesure de faire des plans pour la campagne prochaine.

Veuillez agréez, M. , l'assurance de notre dévoue-

ment en N.-S.

Pour le Bureau :

Le Secrétaire,

M. GOGUVEIî.

Adresser toutes les adhésions et communications à M. le chanoine Roland-Gosselin, 76, rue des Saints-Pères, à Paris .

Voici maintenant les statuts de l'Union Catholique des Colonies de Vacances fondée sous la présidence d honneur de S. E. le Cardinal Amette, Archevêque de Paris.

Sl'ATUTS

I. — Il est formé, entre les adhérents aux présents statuts, une Association qui prend le nom d'Union Catholique des Colonies de Vacances.

LES COLONIES DE VACANCES. 3i3

II. — Elle a pour but de satisfaire aux besoins spéciaux des Œuvres Catlioliques de Colonies de Vacances, notamment en ce qui concerne la formation religieuse et morale.

III. — Peuvent faire partie de l'Union : 1° les OEuvres de Colonies de Vacances nettement catholiques ; 2° à titre individuel; les personnes qui s'intéressent à ces OEuvres.

IV'. — Pour faire partie de l'Union Catholique il faut : 1° adhérer aux présents statuts; 2° être agréé par le bureau.

V. — La cotisation annuelle est fixée : 1° pour les OEuvres à 1 franc par 50 enfants ou fraction de 50, avec un maximum de 3 francs ; 2'^ pour les membres honoraires, à un minimum de 5 francs.

VI. — Il appartiendra au Conseil de prononcer la radiation des OEuvres qui auraient cessé de remplir les conditions exigées pour l'admission.

VII. — L'Union est administrée par un Conseil de vingt membres élus tous les deux ans en assemblée générale par les membres de l'Association. Le vote par correspondance e.st admis.

VIII. — Le Conseil choisit parmi ses membres le Président de l'Association et un bureau composé de cinq membres qui se partagent les charges.

IX. — Le bureau détermine les propositions à soumettre à l'Assemblée générale. L'initiative de ces propositions appartient tant au Conseil lui-même qu'à chacun des membres de l'Union. Toutefois, aucune proposition ne sera mise en discussion si elle n'a été soumise au Conseil un mois avant l'Assemblée générale et agréée par lui. Le vote par correspondance est admis.

X. — L'Assemblée générale a lieu tous les deux ans à l'occasion du Congrès des Œuvres Catholiques de Colonies de Vacances.

XI. — Le siège de l'Association est fixé à Paris, 76, rue des Saints-Pères.

XII. — Un règlement intérieur, voté par l'Assemblée générale, interprétera, s'il est besoin, les présents statuts.

LORGANISATIO-X DES ŒUVRES.

Voici le règlement de l'Œuvre des colonies de i'acances, dont la présidente est M""» Franck Puaux :

I. Le but de l'OEuvre des colonies de vacances est d'envoyer à la campagne, pendant les mois de juillet, août et septembre, des petits Parisiens pauvres.

II. L'OEuvre admet les enfants sans aucune distinction de religion.

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