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LA LIGUE DE L ENSEIGNEMENT

Quelques vœux qui ont reçu satisfaction. — Les patronages laïques. — Les colonies scolaires. — Conférences et lectures populaires. — Les œuvres militaires.

Dans les derniers jours de l'année 1899, la Ligue de l'Enseignement tenait à Toulouse son XIX^ Congrès annuel. Il n'est pas sans intérêt de relever quelques-uns des vœux émis par cette Association nettement maçonnique ^ On constatera que, depuis lors, ils ont, en grande partie, reçu satisfaction.

Voici d'abord ce qui concerne les patronages, les caisses et les colonies scolaires :

Qu'on institue le patronage général de la jeunesse républicaine, de façon à ce qu'il s'applique à toutes les œuvres d'éducation scolaire, depuis la première jeunesse jusqu'au service militaire.

Que des patronages à l'école ou cercles scolaires soient créés, même à côté des sociétés d'anciens élèves, ces patronages conservant encore, dans ce cas, leur utilité pour faciliter le recrutement des sociétés d'anciens élèves.

Que, dans ces cercles scolaires, on associe autant que

i. Sur ce caractère maçonnique de la Ligue de l'enseignement, lire l'Ecole d'aujourd'hui de Georges Goyau (Perrin, éditeur, 1899), nolamment p. 190 et suivantes, cf. également p. 383.

412 L'ORGANISATION DtS ŒUVRES.

possible les familles aux études et aux distractions des enfants.

Que les Associations scolaires et post-scolaires et les amis de l'éducation populaire stimulent, de toutes leurs forces, les municipalités à ne pas attendre, pour entrer dans cette voie, l'impulsion administrative, et placent cette importante question au premier rang de leurs préoccupations.

Que les spectacles des fêtes foraines soient étroitement surveillés.

Que les municipalités n'alimentent désormais les caisses scolaires qu'à des sources moralement indiscutables. Que, par sa propagande, la Ligue suscite les libéralités de l'initiative privée.

Que même les programmes des fêtes scolaires soient partout très étroitement surveillés.

Qu'on multiplie les caisses des écoles qui peuvent être créées sous la forme communale ou cantonale.

Que la Ligue de l'Enseignement crée un fonds spécial intitulé : Fonds de bourse poia- colonies scolaires de vacances.

Que le fonds soit alimenté, tant par les ressources générales de la Ligue que par des dons, que par des cotisations des « Petites A », des « Grandes A » ou des associations d'étudiants.

Que chaque année, suivant les ressources affectées à ce fonds spécial, un certain nombre de pupilles de la Ligue participent aux colonies scolaires de vacances, organisées à Paris et dans les départements.

Que ces pupilles soient désignés, soit par les donateurs, soit par la Ligue, parmi les enfants les plus intéressants qui fréquentent les écoles publiques.

Pour les conférences et les lectures populaires, les congressistes demandent :

Que les conférences et cours, qui doivent être multipliés et pour lesquels il faut recruter de nouveaux auditeurs, aient, soit un caractère professionnel, soit un caractère éducatif, fournissent à ceux qui les fréquentent des con-

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