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LA LIGUE DE L'ENSEIGNEMENT

naissances utilisables pour leur profession et leur fassent connaître les grands problèmes de la vie humaine et sociale.

Que l'on utilise les collections existantes de vues et de conférences rédigées (notamment celles de la Société nationale des conférences populaires, dirigée par M. Guérin- Catelain). Que l'inventaire de ces conférences et de ces vues soit revisé et complété.

Qu'il soit rédigé des conférences nouvelles dont la collection, répandue dans les groupes affiliés à la Ligue, permette d'organiser dans les plus humbles milieux un enseignement exact et libéral.

Que la Ligue de l'Enseignement se préoccupe plus que jamais, tant au point de vue matériel que moral, des œuvres anti-alcooliques et que les sociétés et les individus qui exercent une influence sur les volontés, utilisent cette influence au profit des œuvres de tempérance.

Enfin, on ne saurait laisser passer inaperçus les vœux suivants, qui ont trait aux œuvres militaires :

Que les associations d'enseignement populaire, les cercles et patronages laïques, en un mot toutes les œuvres postscolaires, n'abandonnent pas le jeune homme à son entrée au régiment et qu'il soit créé, en tant que de besoin dans chaque garnison, des centres permettant d'entretenir le jeune soldat dans les traditions laïques qu'on s'est eiforcé de lui inculquer dès l'école.

Que, dès ce jour, les sociétés d'enseignement et d'éducation populaire soient invitées à faire des démarches auprès de l'administration militaire pour être admises à faire des cours aux soldats.

Que les militaires faisant partie des « Petites A » soient admis à la Fédération locale, où ils trouveront des distractions saines et utiles.

Que, dans chaque commune, au moment du départ des conscrits, le président de la Fédération adresse à la Fédération (si elle existe) ou à une association similaire importante de la ville dans laquelle le jeune soldat va accomplir son service militaire, le nom du jeune homme, ainsi que le régiment dans lequel il se rend.

4!i L'ORGANISATION DES ŒUVRES.

Que la partie de la cotisation afférente à la constitution du capital de retraite soit payée par l'État au profit de tous les sociétaires pendant leur présence sous les drapeaux.

Que l'œuvre des bibliothèques régimentaires soit encouragée et développée.

Que les bibliothèques régimentaires fonctionnent conformément à l'esprit adopté pour les bibliothèques scolaires des écoles laïques.

Que l'autorité militaire contrôle rigoureusement la composition des bibliothèques régimentaires.

Qu'une surveillance très sérieuse soit exercée sur les achats et sur les dons des livres, quelle qu'en soit l'origine.

Que le catalogue des ouvrages dont se composent les bibliothèques régimentaires soit adressé tous les ans au Ministère de la Guerre.

11 serait facile, en parcourant les vœux émis dans les derniers congrès annuels de la Ligue de l'enseignement, de relever quantité de vœux et décisions analogues dont l'ensemble constitue les idées directrices des œuvres postscolaires non confessionnelles : c'est vraiment dans ces assemblées que s'élaborent les programmes et les plans d'action. Or, comme la Ligue est incontestablement maçonnique, cela nous met en garde contre la prétendue neutralité de certaines de ses institutions complémentaires de l'école.

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