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l'apogée, puisque le nombre des conférences se maintient à peu près stationnaire *.
Le caractère des conférences n'a guère changé en ces dernières années. Les conférences les plus goûtées sont toujours celles qui ont trait à la géographie, aux explorations et à l'histoire contemporaine ^. Ces sujets prêtent facilement à l'illustration par voie de projections et ce sont toujours les conférences à projections qui obtiennent le plus vif succès.
Au sujet de ces conférences, M. Edouard Petit fait les observations suivantes dont beaucoup de nos amis peuvent faire leur profit : « 11 est à souhaiter que le service des conférences s'organise d'après un plan méthodique dans chaque arrondissement, dans chaque canton. C'est trop souvent à l'instituteur qu'incombe le soin de parler en public. Et rarement, par crainte d'inévitable comparaison, gênante pour les amourspropres, les éducateurs vont traiter un sujet dans les écoles les uns les autres. Aussi la lassitude est-elle à craindre chez les auditeurs qui trouvent toujours devant eux le même orateur, ne pouvant renouveler l'intérêt de ses discours que par un travail au-dessus de ses forces. L'attrait serait constamment rafraîchi si les sociétés d'instruction populaire, les universités populaires rayonnaient au dehors comme le font quelques-unes d'entre elles. Elles viendraient en aide aux instituteurs. Elles donneraient aux séances une saveur de curiosité savamment entretenue. Elles fourniraient à des spécialistes : médecins, avocats, industriels, l'occasion d'aborder des sujets qu'ils possèdent à fond et que Ion ne saurait préparer dans une école, avec les pauvres ressources qu'offre la bibliothèque scolaire.
1. En 1897-1898, il y avait eu 117.752 conférences. En 1903, on en a compté 117.350.