Ci. Rapport i003. Cf. op. cit., p
(gymnastique, escrime, marche, natation), qui sont de beaucoup les plus nombreux, M. Edouard Petit note des cours de comptabilité et de langues vivantes. En province, même orientation. Dans le nord et dans l'est, on signale Touverture de stands et, dans ces régions, le tir est en grand honneur. Dans le Gers, à Auch, l'Amicale des anciens élèves de la ville est devenue une véritable société d'instruction populaire. A Bordeaux, les Petites A organisent des conférences et des promenades ; il en est de même au Havre ; dans cette dernière ville, les associations d'anciens élèves ont, en 1902, dépensé plus de quatorze mille francs en subventions aux professeurs, en achat de livres pour la bibliothèque commune, de carabines et de munitions pour les exercices de tir, enfin en organisation d'excursions ^
Après la distraction et l'étude, la solidarité. « La solidarité, nous dit M. Edouard Petit ^, s'exerce dans les Petites A sous les formes les plus diverses et les plus ingénieuses vis-à-vis de l'école : par des dons de livres, de gravures décorant les salles de classe, par une contribution financière à la cantine, à la colonie de vacances. Yis-à-vis des associés : par des secours discrètement accordés, par l'envoi de fonds aux camarades sous les drapeaux (quête à la fête du départ, caisses du soldat), par le placement qui devrait être généralisé. »
Mais la solidarité semble surtout s'exercer sous la forme, plus ou moins vague, d'organisations coopératives. « L'éducation coopérative, note M. Edouard Petit, s'accentue dans les associations d'anciens élèves. La culture en commun — surtout le reboisement — devient en faveur. »
1. Beaucoup de Petites A organisent au moins une promenade annuelle.