N° du 17 mai
3. L'article 32 des statuts est ainsi conçu : • I.c montant de son capital de prévoyance est payé au sociétaire, à l'époque de son mariage, sur sa demande, dans le mois qui suit la présentation d'un cerliticat délivré par le maire qui a prononcé le mariage. Le capital à verser se compose de la somme arrêtée au 31 décembre précédent, des versements effectués depuis celte date jusqu'au jour du mariage... »
Ce sont encore les avantages faits aux familles nombreuses ou les secours accordés aux orphelins. A Mauzé (Deux-Sèvres), le cinquième enfant d'une même famille qui en compte quatre inscrits à la société est inscrit d'office et ses cotisations sont acquittées par la Petite Gavé.
A Fontenay-le-Comte, les sociétaires âgés de moins de quinze ans, qui deviennent orphelins et qui se trouveraient dans l'impossibilité de payer leurs cotisations continuent d'être membres participants de la société \
Après les choses réalisées, voyons les desiderata.
L'enquêteur officiel exprime plusieurs vœux : il voudrait que, dans les contrats d'apprentissage, le patron s'engageât désormais à payer la cotisation mutualiste de son apprenti. Il demande que l'on prenne des mesures pour faciliter aux jeunes filles l'attente de leur entrée dans une société mutualiste d'adultes. « On ne saurait trop insister, dit-il ^, sur la nécessité d'établir, dans les mutualités scolaires, des mutualités de l'adolescence pour les jeunes filles. On ne peut, en effet, logiquement recevoir les cotisations des écolières jusqu'à la sortie de l'école, puis les refuser après la sortie sous prétexte que les versements doivent être opérés par la suite dans les sociétés d'adultes. Il ne faut pas oublier que dans des milliers de communes, il n'y a pas de mutualités pour les femmes et
■1. Cf. Rapport 1903, p. 4-204.
•i. Cf. id., p. 420o. Les départements où la mutualité scolaire compte le plus d'adhérents sont : Aisne, 8.016; Ardennes, 44.773; Aube, 11.256; Charente-Inférieure, 8.6)H; Côte-d'Or, 10.347; Dordogne, 6.938; Finistère, 8.-211; Gard, 6.140; Haute- Garonne, 6.609; Gironde, 16.723; Hérault 7.761; Indre, 5.903; Indre-et-Loire, 6.911 ; Landes, 3.139; Loire, 0.368; Loire-Infcrieure, 6.113; Loiret, 8.804; Lot-et-Garonne, 6.000; Marne, 13.708; Meuse, 7.363; Nord, 40.500; Oise, 10.746; Pas-de-Calais, 27.942; Rhône, 6.121; Seine, 63.000; Seine-Inférieure, 19.504; Seine-et-Marne, 7.803; Seine-et-Oise, 10.638; Somme, 19.318; Vosges, 6.037; Yonne, 10.718
Les départements qui comptent le moins de mutualités acolairea sont irArièjje, l'Aveyron, le Cher, le Loir-et-Cher, la Lozère et la Savoie.
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pas de sociétés mixtes les admettant. Il y a donc nécessité urgente à prolonger la mutualité de l'enfance en mutualité de l'adolescence féminine. » Enfin il serait à désirer que les mutualités vinssent en aide, pour le paiement de leurs cotisations, à ceux de leurs membres qui sont sous les drapeaux : « La mutualité régimentaire doit et peut se constituer — en cas de non-existence des sociétés d'adultes — par le moyen des associations d'anciens élèves. Sur les cotisations il est facile de prélever les 5 fr. 20 et même les 10 ou 12 francs qui représentent les cotisations annuelles de « deux ou trois associés de la classe ». Sur les petites sommes qu'on a coutume d'envoyer au « camarade » qui « fait son temps » , on peut prélever aisément — au cas où ses ressources ne lui permettent pas de continuer ses versements — sa quote-part d'annuité et l'inscrire en son nom au fonds commun pour que nulle interruption ne se produise dans sa collaboration mutualiste et pour le mettre en règle avec la loi ' . » Toutes ces idées sont ingénieuses, et, au simple point de vutphilanthropique, on ne peut que souhaiter leur mise en pratique.
i. Les Petites A sont particulièrement prospères dans : Aisne (06 de garçons et 13 de DUes); Aube (83 et 27;; Aude (73 et 53); Côte-d'Or (362 et 94); Creuse (34 et 39); Doubs (33 et 43); Eure (99 et 22); Eure-et- Loir (77 et 44); Haute-Garonne (200 et 63); Gironde (63 et 68); Loire (51 et 13); Lot (30 et 20); Manche '83 et 79; ; Meuse (112 et 48); Nord (3Vi et 203); Pas-de-Calais (143 et 29) ; Puy-de-Dôme (47 et 43); Basses-Pyrénée-; (168 et C2); Rhône (39 et 22) ; Saùne-et-Loire (42 et 65); Seine (152 et 93 ; Seine-Inférieure (117 et 38); Seine-et-Marne (76 et iO); Seine-et-Oise (3ti et 38); Deux-Sèvres (52 et 48); Somme (142 et 66); Vaucluse (40 et 37;; Vendée (75 et 9). —Par contre, les départements qui comptent le moin> de Petites A sont les suivants: Ain, B;isscs-Alpes, Hautes-Alpes, Alpes Maritimes, Ardèche, Ardennes, Cher, Corrèze, Côtes-du-Nord, Lot-et-Ca. ronne, Lozère, Mayenne, Morbihan, Nièvre, Hautes-Pyrénées, Savoie, Tarn.
hes Petites A [Associations d' anciennes et d'anciens élèves) sont les associations qui, en ces dernières années , ont été constituées entre anciens et anciennes élèves des écoles laïques. Leur nombre a augmenté depuis 1899, mais l'augmentation va en se ralentissant. Le fait est surtout notable pour les dernières années. Les chiffres suivants que nous empruntons aux rapports de M.Edouard Petit rendent manifeste ce ralentissement.
En 1899 il y avait 3.761 Petites A.
Ce qui donne les accroissements suivants :
En 1900 gain 1.023 Petites A.
On voit donc que les gains annuels vont en décroissant et que la décroissance est même assez rapide.
Ces constatations faites, examinons le fonctionnement de ces associations : il y aura lieu de noter quelques faits intéressants.
Les Petites A se proposent un triple but : récréer, instruire et s'entr'aider.
Ces groupements de jeunes gens organisent de nombreuses fêtes auxquelles on convie parents et amis *. « Aujourd'hui, le préau d'école est, grâce aux
\. Les noms de quelques Petites A sont à retenir, au moins à titre de curiosité. Dans le Jura, on trouve : les Cadets de Bletterans, la Sincère,
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Petites A, dans des milliers de villes et de villages, entièrement transformé. Scènes démontables, peintres volontaires, troupes improvisées, orchestres, orphéons, souvent remplissent de couleur et de bruit le fond des vastes et classiques salles aux veillées du samedi, aux après-midi du dimanche. Les familles s'ajoutent aux jeunes gens groupés autour des éducateurs. L'école devient une seconde maison commune. »
Les programmes de ces réunions ne sont pas toujours absolument irréprochables; toutefois il y a, paraît-il, sur ce point un progrès marqué. « Si parfois encore, écrit M. Edouard Petit ', on signale quelques erreurs dans l'établissement des programmes, quelques numéros de douteuse qualité, l'on convient, en général, que les recommandations faites aux organisateurs des séances, ont porté et que les acteurs pratiquent sur les couplets et refrains chantés devant les parents, des coupes inspirées par une judicieuse et implacable censure. » Néanmoins, il reste sans doute quelque chose à faire, puisque l'enquêteur officiel incite la presse pédagogique à publier des programmes « composés avec goût et déjà éprouvés devant de nombreux auditoires ».
Après la récréation, l'étude. « Les associations -cours. cest-à-dire les associations qui patronnent un enseignement, ici artistique, là manuel ou bien général, se multiplient. Presque toutes les Petites A parisiennes ont greffé, sur la distraction, l'étude. » A côté des cours de diction, de chant, de musique, d'éducation physique
à Lons-le-Saulnier: les Amies du Foyer, à Dôle; dans l'Allier : le Parler Irançais (Bézenet); dans le Rhùne : l'Utile-Agréable (Poule); dans l'Hérault : les Inséi)arables (jeunes lilles, Marseillan), les Intimes (jeunes filles, Pomérols), le Lilas blanc (Béziers) ; dans le Loiret, les Petites A prennent souvent le nom de Cercles et se placent sous le patronage de personnages célèbres : Cercles Victor-Hugo, Jules-Ferry, Jeaune-d'Arc, Kévigné.