‹ L'éducation populaireChapitre 36 sur 178 · Cf. Rapport 1903, op. cit., p. 420T · texte numérisé non relu

Cf. Rapport 1903, op. cit., p. 420T

2. Sur les Jardins et l'école, cf. Congrès International des Jardins ouvriers, compte rendu rédigé par M. i'abbé Lemire {Coin de terre et de Foyer, 26, rue Lhomond, 1901), p. 103 et suiv. — Cf. également Louis Rivière, les Jardiyis ouvriers (Lecoffre, éditeur^ 190», n. 191 et suiv.j.

Pyrénées) a deux faucheuses, l'association de Lagor possède un trieur. INlais, en pareille matière, l'exemple le plus frappant est celui de l'Amicale de Moureux (Basses-Pyrénées). Dans cette association, « les membres actifs ne paient pas de cotisations. Ils fournissent le travail pour l'exploitation des champs loués. L'association a le fermage de quelques terres qu'elle fait valoir. Les sociétaires piochent, labourent, ensemencent; ils moissonnent et vendent la récolte au profit de la caisse commune \ Avec les bénéfices ainsi réalisés, ils se sont procuré une faucheuse et une trieuse qu'ils louent à beaux deniers comptants ^.

M. Edouard Petit, auquel nous empruntons ces renseignements, termine cette partie de son rapport par ces quelques mots, où se manifeste une incontestable exagération, mais qui cependant ne sauraient totalement passer inaperçus : «... En agriculture spécialement, des syndicats sortiront de ces associations, solidement organisés et tout animés de l'esprit de progrès. » Nous applaudirions volontiers à cette conclusion — car nous attachons une particulière importance à l'organisation professionnelle — si du moins « esprit de progrès » n'était pas, dans l'esprit de M. l'inspecteur général, synonyme d'esprit antichrétien.

11 y a là, en somme, des tentatives très intéressantes qui seront peut-être le point de départ d'un important mouvement coopératif. Ce mouvement sera certainement facilité par la constitution de fédérations régionales de Petites A.

La première en date de ces fédérations est celle de Saint-Etienne qui a son siège social au patronage Chapelon. Peu à peu se créent ces fédérations qui, presque toutes, dès leur début, organisent un ofiice

1. Rapport 1901, cf. Journal officiel, i9 août -1901, p. 117.

2. Cf. Rapport i902. Cf. Journal officiel, l" août 1902, p. 5330.

central de placement. On signale semblables institutions dans le Cher (Vierzon), dans la Somme (Amiens), et dans la Marne ■Reims;.

Mais parmi tous ces groupements une place spéciale doit être faite à la fédération de Lyon et à celle de Lens. Écoutons à ce sujet ce que relate M. Edouard Petit ' : « Les Petites A de Lyon sont unies par un lien fédéral. La fédération a un secrétariat permanent, un bulletin bi-mensuel. Elle est un centre d'études, de renseignements et d'actions pour les sociétés fédérées. Elle a créé un bureau de placement. Elle réunit en un vaste comité de patronage les amis de Lécole laïque. Elle constitue ainsi un faisceau de forces destinées à soutenir, dans l'agglomération lyonnaise, l'enseignement de l'État et ses défenseurs. » Passons maintenant à la fédération de Lens. « Comment ne pas signaler, écrit M. Edouard Petit, les admirables résultats obtenus par l'Union des Petites A dans une ville qui ne compte pas plus de 25.000 habitants"? Les cinq amicales de Lens qui répondent aux beaux noms de Condorcet, Michelet, Carnot, Campan et Jeanne d'Arc, ont acheté un terrain en commun, constitué une société civile qui a émis des actions pour que l'Union ait sa maison d'adolescence -. »

Dans leur plan d'ensemble, les promoteurs des œuvres complémentaires de l'école ont assigné à ces fédérations d'amicales un rôle capital. L'enquêteur officiel ne s'en cache pas. « Il est à prévoir, écrit-il ^, que les fédérations iront se multipliant, se rejoindront en fédérations régionales, aboutiront à une fédération natio-

\. Rapport 1903. Cf. op. cit., p. 4207.

2, € La Petite A de Nemours (Seine-et-Marne) élève à l'heure actuelle des constructions sur un terrain qui est sa propriété >. Rapport 1903, p. 420".

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