Rapport 1903. Cf. op. cit., p. 420T
nale qui, elle-même, étayera TUnion des scolaires de secours mutuels et de retraite et en recevra un appui effectif. Ainsi se complétera l'ensemble de l'édifice post-scolaire dont les parties ne sauraient rester isolées et qui se fondront en harmonie et en unité. Mais l'achèvement de l'œuvre nécessitera de nombreux efforts, une patience continue et il ne saurait être réalisé avant un long temps. » L'œuvre est donc menée méthodiquement, avec une volonté tenace et intelligente. Rien d'étonnant dès lors qu'elle se développe et se fortifie.
Les inspirateurs de ces associations se sont déjà plusieurs fois réunis en congrès. Mais l'assemblée la plus intéressante qu'ils aient tenue jusqu'à présent est assurément le Congrès des Petites A ou Co/igrès des œuvres postscolaires convoqué à Paris en juillet 1900, lors de l'Exposition.
Ce Congrès a été en quelque sorte la suite des Congrès de Saint-Etienne (1898) et de Lyon (1899). « Il a eu cette originalité de mettre en présence des éducateurs de métier et des jeunes gens faisant partie des comités, des bureaux dans les patronages et les associations ; maîtres et disciples sont tombés d'accord sur la nécessité d'assurer sa continuité à l'œuvre par l'union de tous ^ »
Nous ne résumerons pas les travaux de cette assemblée, mais nous tenons à signaler quelques vœux dont le sens et la portée n'échapperont à aucun de nos lecteurs. 11 en sera certainement ainsi, par exemple, des
1. Des rapports préparatoires et qui sont à consulter avaient été rédigés par WM. Paul Moussard [Groupemenl des Œuvres pos(scolaires), E. Lefort {les Petiles A et l'éducation physique, les Petites A et le régiment), M"' H. Couzinié {les Associations d'anciennes élèves et les Patronages de jeunes filles : éducation ménagère, ouvi'oirs, solidarité féminine), MM. E. Langlois (?a Mutualité scolaire et interscolaire), E. Berquier [le Placement, les Caisses de prêts et de secours, les Maisons d'adolescence). Cf. L'École et les Congrès de 1900, par M. Edouard Petit, dans la Revue pédagogique (15 janTier 1901).
100 LEDLXATION POPL'LAII'.E DE 1000 A VJ\2.
résolutions prises par la seconde commission qui traitait de l'éducation physique et militaire et s'est occupée de la « Maison laïque du soldat ». Or, voici ce qu'elle a décidé : « Les Sociétés des villes de garnison feront tous leurs efforts pour attirer à elles les jeunes soldats et pour leur assurer, avec une amicale et paternelle réception, les avantages et les distractions qu'elles offrent à leurs propres membres ' . » Cette résolution s'éclaire d'un jour particulier quand on la rapproche du texte suivant voté, la même année, dans le Congrès de la maçonnique Ligue de l'enseignement ^ : « Que les Associations d'enseignement populaire, les cercles et patronages laïques, en un mot toutes les œuvres postscolaires n'abandonnent pas le jeune homme à son entrée au régiment, et qu'il soit créé en tant que besoin, dans chaque garnison, des centres permettant d'entretenir le Jeune soldat dans les traditions laïques qu'on s'est efforcé de lui inculquer dès l'école. » Enfin, ce texte maçonnique devient dune clarté éblouissante quand on le commente à laide des récentes décisions officielles, fermant les œuvres militaires catholiques au profit des laïques Foyers du soldat.
Dans le congrès des Petites A, nous trouvons aussi une nouvelle manifestation de l'orientation pratique que l'on s'efforce de donner aux institutions postscolaires. Ainsi, par exemple, on a déclaré qu'il était « nécessaire que dans chaque association des cours d'économie domestique et d'art culinaire fussent institués n, qu'il « serait désirable qu'à Paris comme en province le matériel et l'installation des cantines scolaires fussent gracieusement mis à la disposition des
\. Cf. L'École et les Conr/rès de 1900, p. IT.
3. On trouvera le compte rendu de ce Congrès dans le Bulletin de ta Ligue de l'Enseignement (septembre-octobre 1900).
LES a;:uvRES non confessionnelles. loi
associations pour des cours de cuisine et d'économie domestique ». Si nous insistons sur ces préoccupations d'ordre réaliste, c'est que nous voudrions attirer tout spécialement l'attention de nos amis sur ces tendances qui s'accusent de plus en plus. On ne saurait jamais considérer avec trop de soin la direction et l'intensité des efforts des concurrents.