CHAPITRE II
Le développement actuel. — Deux catégories d'œuvres pour lesquelles les catholiques sont encore à l'état d'infériorité : les mutualités scolaires et les cours d'adultes. — Efforts dans ces deux sens. — Les conférences catholiques. — La question des projections. — Quelques résultats obtenus par des associations diocésaines. — Journées sociales. — Conférences contradictoires. — Œuvres catholiques en plein développement : les patronages, les colonies de vacances, les sociétés de gj'mnastique et les cercles d'études. — La formation professionnelle et S3mdicale dans les œuvres de jeunesse. — L'exemple de la Belgique. — L'Union des colonies de vacances catholiques. — La F. G. S. C.
De l'enquête que j'ai menée, il résulte que, dans l'ensemble, les œuvres complémentaires de Técole, organisées par les catholiques, sont en progrès comme nombre et comme force réelle. Je suis certain que, si nous possédions des statistiques générales et annuellement tenues à jour, nous constaterions depuis quatre et cinq ans un important développement.
Toutefois, il faut reconnaître encore une notable infériorité des groupements confessionnels vis-à-vis des œuvres ofTicielles en ce qui concerne les Mutualités scolaires et les Cours d'adultes : c'est là une double lacune fiu'il y aurait grande utilité à faire disparaître.
Sans doute, surtout pour les sociétés mutuellisles,
l'éducation l'OrCLAIRE. 13
on s'efforce de créer et de faire prospérer les organisations scolaires auxquelles on préfère parfois des associations englobant toutes les familles. Sur ce point, la Jeunesse prévoyante de Paris continue à offrir un excellent exemple. En plusieurs départements, limpulsion est donnée : parmi les sociétés provinciales, je citerai la « Jeunesse prévoyante « d'Alais sur laquelle on trouvera des renseignements pratiques dans la 4^ partie de ce livre ' .
Pour les cours dadultes, nous ne pouvons que constater du côté catholique une lacune regrettable. Sans doute — nous aurons l'occasion de le dire bientôt — l'enseignement postscolaire, réellement donné dans les écoles publiques, ne correspond pas aux chiffres mentionnés dans les rapports officiels : il y a certainement beaucoup de bluff. Néanmoins, j'estime que les catholiques devraient tenter un sérieux effort sur ce point : ils pourraient atteindre bien des hommes du peuple qui désirent s'instruire et qui constituent une élite intellectuelle. Sans doute, les organisations syndicales et les réunions populaires chrétiennes se multiplient et, dans une certaine mesure, suppléent à l'absence trop fréquente de ces organisations d'enseisTnement. La '< Bonne Presse » est devenue le centre d'un important mouvement de conférences ; elle met à la disposition des orateurs, ecclésiastiques oula'ïques. dans d'excellentes conditions, tout le matériel nécessaire aux projections -et, sous ce rapport, elle joue pour les catholiques un rôle analogue à celui que remplit le Musée pédagogi g ue onhienldi Ligue d'enseignement