‹ L'éducation populaireChapitre 70 sur 178 · Action, i" mars · texte numérisé non relu

Action, i" mars

avec une « suite enragée » de volonté ardentC; à couvrir le pays de patronages avec salles de conférences, de spectacles, terrains de jeux, etc. »

Le grand pontife de l'anticléricalisme, M. Laiferre, est encore plus lugubre dans ses déclarations ' : « Je redoute bien plus vivement pour l'école laïque le mouvement tournant qui enveloppe insensiblement nos écoles et livre nos enfants à l'influence des patronages cléricaux, à l'âge de la scolarité, et, après cet âge, à Tépoque de l'adolescence... Pendant que nous flétrissons à la tribune leurs procédés de polémique et dénonçons leurs violences, ils nous enveloppent lentement et viennent nous dérober, à la porte même de nos écoles, l'enfant que l'instituteur la'ique abandonne aux jours de congé... Quand même l'enseignement libre serait aboli, quand même l'Etat aurait repris à grands frais la tâche d'instruction intégrale qui lui incombe, la seule présence des patronages cléricaux serait un péril pour l'esprit moderne : l'éducation cléricale donnée aux adolescents fausse l'instruction laïque reçue par eux. Celle-ci serait viciée par cellelà... »

Mais comment conjurer le danger? M. Lafferre n'hésite pas... « A l'initiative ennemie, déclare-t-il, il faut opposer une contre-organisation. Il faut que l'Etat, les départements et les communes créent le budget des œuvres complémentaires de l'école et surtout le budget des patronages... Après l'enseignement de l'enfance, l'Etat ne peut se désintéresser du développement intellectuel et moral de l'adolescence ; dùt-il demander au pays de nouveaux sacrifices, dût-il faire une loi d'obligation -, il ne peut laisser à ses adversaires-nés le soin de prendre sa place dans

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