LIV. III, ÇEA?. IV, âf
innocent, étranger au soupçon ainsi qu'à la <»ninte,^la joie, la sécurité, la noble confiance, éclateront dans ses yeux tant qu'une triste expérience n'aura pas altéré la pureté de son cœur.
La vérité la plus scrupuleuse, chez les instituteurs , ne manque pai de se reproduire chez les élèves, et la docilité de ceux-ci en est la suite. Une éducation sincère peut seule être à la longue . une éducation douce ; car, jpuisqu'il est des points qu'on veut déeidément obtenir , il faudrait bien recourir à la violence , si les paroles restaient sans effet. Voilà ce qu'une mère éclairée sentira bientôt, et persuadera, «'it se peut à ses divers auxiliaires. £Ue doit surtout à cet égard diriger les* bonnes ; mais c'est là une grande diti&culté, une sincérité parfaite étant peut-être la qualité qu'une éducation défectueuse, jointe à un état de dépendance, rend le plps rare chez les filles pauvres. Coqime les moyens de lever cette difficulté devraient être pris en considération, je finirai en exprîmaut le vœu que dans ce siècle, si fécond en établissemens , on s'occupe à fonder dos écoles de bonnes, capables de gouverner dea en&ns audessous de six ans. Quelques dépôts, où l'ontrou»^ * yeriiit à coup sur des personnes sages , douces et vraies, seraient un bienfait dont les mères sentiraient le prix.
S7S l'éducation proûrbssive.