VI AVANT-PROPOS
leur souhaite par-dessus tout, me le souhaitant 4 mol- méme. Un vers de Mistral, dans son poéme de Mtreille, que j'ai lu il ya prés de quarante ans, m’est toujours resté dans la mémoire; c'est une priére & la Madone :
S’éy dé paz qué la fai, dé paz emplissés-la.
Si c'est de paix qu’elle a besoin, de paix remplissez-la.
Certes la paix est un bien de |’Ame infiniment désirable : mais que vaut-elle sans la force’ intérieure? Et malgré moi, je me surprends souvent a murmurer pour nos Fontenaysiennes, déja engagées dans la rude mélée de la vie, la priére du poéte ainsi transposée :
Si c’est de force qu’elles ont besoin, de force remplissez-les!