C. — Je pratique l’auto-suggestion, soit le matin
soit le soir avant de m’endormir, moment qui me paraît le plus propice. Fermant les yeux, je me laisse aller doucement à un état de demi-sommeil, de somnolence, écartant peu à peu toute pensée, toute réflexion, quelles qu’elles soient. Faisant alors passer dans mon esprit une idée qui tout à l’heure produisait sur moi une impression pénible, et qui maintenant me laisse insensible, je reconnais que c est le moment psychologique pour pratiquer l’autosuggestion.
A. — Le recueillement chez moi s’écrit de la façon suivante. Le soir (ce moment me paraît le plus favorable), à peine au lit, les jambes et les bras allongés sans force, complètement détendus comme l’esprit lui-même, je cherche à oublier que je pense. Tout bruit peu à peu s’efTace autour de moi. J’ai très vaguement encore la conscience que ma pensée s’en va. Cela dure quelques minutes. Puis je sens autour de moi une sorte de vide ; ce silence complet se change alors en une sorte de bourdonnement indé-
mi, vague et berceur. Le véritable sommeil serait tout près de cet état.
C’est alors, à ce moment précis, queje me reprends tout a coup, portant ma pensée entière (dont je me sens le maître) sur l’idée que je veux me suggérer.
J ai 1 habitude d’aider la concentration de la pensée en mettant une des mains sur le front et les
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