‹ L'éducation rationnelle de la volontéChapitre 44 sur 60 · Axenfeld et Huchard, Traité des névroses · texte numérisé non relu

Axenfeld et Huchard, Traité des névroses

dire décomplété. Il s’agissait d’un malade qui « ne pouvait marcher qu’à la condition d’avoir un point d’appui, si léger qu’il fût. Celui-ci était une sorte d’assurance morale contre la possibilité d’une chute, ainsi qu’on fait aux petits enfants qui commencent à marcher1 ». — H autres fois encore, ce sera une faiblesse reelle causée par un séjour plus ou moins prolongé au lit, mais exagérée par l’impressionnabilite du sujet, parfois aussi par les craintes manifestées inconsidérément par l’entourage ou même par le médecin2.

Je le répète : l’étude de ce mécanisme psychique, variable avec chaque cas, est le point capital ; seule, elle permettra d’instituer un traitement vraiment rationnel : suggestion pour dissiper les douleurs, la faiblesse, etc., entraînement actif à l’état de veille qui agira à la fois en ren-

1 J’ai eu dans les hôpitaux l’occasion d’observer un fait de même ordre sur les sujets accoutumés à soulever de lourdes charges (porteurs aux Halles, etc.). Ceux-ci ont l’habitude de s’entourer le poignet dun toit biacelet de cuir large de plusieurs centimètres, qui sert de soutien à l’articulation et aux muscles. Or, chez beaucoup d entre eux ce large bracelet est remplacé par un très mince îace’t, qui, lui aussi, joue simplement le rôle d assurance

morale . ,r

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