‹ L'égale de son fils [microform]Chapitre 1 sur 11 · MIC H F. I. I, K V Y K K K RKS , F. DI TE U R S · texte numérisé non relu

MIC H F. I. I, K V Y K K K RKS , F. DI TE U R S

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Après avoir sommeillé depuis les années 1830 à 1835, la grosse, la très grosse question Je l'indissolubilité du mariage et du divorce vient, en 1875, de se réveiller en sursaut par le bruit qu’ont fait autour d’elle plusieurs publications retentissantes (1) et plusieurs procès récents, les uns où il s’agissait de déclarer excusable le meurtre commis par un mari sur sa femme; les autres où il s’agissait soit de séparations de corps pour cause d’adultère, demandées par des maris contre leurs fem-

(1) L'Homme qui tue et l'Homme qui pardonne, par Henri ‘ d'Idevïlle. — L’ Homme- Femme, par Alexandre Dumas fils. — La Femme- Homme, par un anonyme. — L’Homme et la Femme, par Emile de Girardin.

mes, soit de séparations do corps pour cause d’injures graves demandées par des iemnies contre leurs maris.

Quoiqu’il fasse hautement et publiquement profession de croyance « au Christ et à l’ànie immortelle», l’auteur de V Homme qui tue et l'Homme qui pardonne , M. Henry d’Ideville, conclut en ces termes au rétablissement du divorce :

« De cette vulgaire, mais poignante aventure dans laquelle les acteurs, sauf un seid (procès Leroy du Bourg), celui qui n’est plus, inspirent autant de pitié que de dégoût, quelle moralité à tirer, quel enseignement à déduire ? Un mot, que nous avons entendu prononcer, dans l’assistance qui suivait ces émouvants débats, pourrait seul peut-être apporter le remède et servir de conclusion :

Le divorce ! » (1)

(1) Le Soir, G juillet 1875.

L’auteur cle l ’ Homme - Femme , M.

Alexandre Dumas fils, est moins net ; impossible, après avoir lu son volume, de savoir s’il est pour ou s’il est contre le rétablissement du divorce.

Pages 97 et 98 il semble qu’il soit pour, car il dit :

« Le divorce a ce grand avantage de libérer complètement les intérêts et les personnes, de rejeter, dans le vide les non valeurs morales et de rendre aux véritables valeurs leurs taux, leur circulation et leur fécondité. H vaut mieux rétablir le divorce dans la loi que d'être forcé d' admettre le meurtre dans les mœurs. »

M ais pages 111, 113 et 179 il semble qu’il soit contre, car il dit :

« Le mariage est un <le nos derniers moyens de moralisation. Ne l'amoindrissons pas. Plus

les hommes et les femmes verront que c’est un acte irrévocable plus ils prendront l'habitude de le faire sérieusement. L’Eglise ne peut ou ne doit admettre le divorce, le mariage étant pour elle l’union des âmes, sauf cependant le cas d'adultère prévu dans la loi de Moïse et réservé très explicitement par Jésus (chap. V, verset 32, Evangile de saint Mathieu). »

Et dans ce dernier cas, voici le conseil qu’il donne :

<> Si la loi qui s’est donnée le droit de lier s’est interdit celui de délier et se déclare impuissante , déclare-toi personnellement, au nom de ton Maître, le juge et l’exécuteur de cette créature. Ce n’est pas la femme, ce n’est môme pas une femme ; elle n’est pas dans la conception divine, elle est purement animale; c’est la guenon du pays de Nod, c’est la femelle de Caïn ; — tue-lâ. »

Un ferme partisan du divorce n’eût pas

poussé ce cri féroce : «Tue-la » ; il eût conclu comme l’auteur de l' Homme qui lue et V Homme qui pardonne , comme l’auteur de la Femme-Homme , et enfin comme l’auteur de l'IIorhme et la Femme; car si M. de Girardin n’admet pas le divorce comme solution, il l’admet hautement et pleinement connue transition.

La raison pour laquelle il ne l’admet que comme transition et non comme solution, c’est que le divorce laisse subsister tout entière la question des enfants nés hors la

loi (1), question bien

attardée si

sis

(1) Note officielle.

Naissances

Enfants

linfiml.s nalcri'ls

tolnles.

naturel*.

non- reconnus.

1856. Enfants reconnus par le père

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