‹ L'égalitéChapitre 20 sur 72 · QUATRIÈME DISCOURS · texte numérisé non relu

QUATRIÈME DISCOURS

l'ifiUlTii PAA UL fiOUdJilJlI

L'égalité par le comnimâsme l J'aborde cette grosse question sans embarras, parce que je Taborde sans ariière-pensée, sans haine contre qui que ce soit Je cam<« prends à merveille, messieurs, qu'en présence d'un problème compliqué de tant d'jatérôls, de passicms et de préventions, beaucoup d'esprits s'égarent de bonne lûL II y a assurément des socialistes très-convaincus et trèsrhonorables ; respectons les personnes» et ne corn», battons que les idées.

Les penimnes sont donc en dehors du 4â>at, et la politique ausâ est en dehors. Je n'ai devant moi ni m parti, ni un nom propre ; je me place et je vous invite à vous placer conmie moi sur le terrain de la science pure» Je tiens à le dii^ tout de suites parce qae notre enti^tiffli d'aujourd'hui perdrait son caractèrd si voua, pouviez sappos&r on seul instant que je (urocède par; a]lusk>ns. Les guares d'allusion ne sont pas à mon usage, . je tes trouve Udies ^ peu lo;aies« U b^ nommer les.

gens qu'on attaque et les partis qu'on veut détruire. Ici nous ne nous occuperons que des principes.

Parmi les inégalités indestructibles dont nous nous sommes occupés en commençant, j'ai volontairement omis celle des pauvres et des riches ; je viens combler cette lacune. Le moment est venu de prouver, avec les développements que réclame un tel sujet, que l'égalité des fortunes, c'est-à-'dire le communisme, est un rêve aussi funeste qu'insensé.

C'est là que plusieurs m'attendent. Dès 4e début de ces conférences, ils se sont dit : Comment se tirera-t-il de la question sociale ? — Je m'en tirerai, messieurs, je Tespëre du moins, et cela par un procédé qui m'a tou* jours réussi, par l'absolue sincérité.

J'en parle, dit-on, bien à mon aise : il est commode de conseiller la résignation à ceux qui ont faim I — J'en parle si peu à mon aise, Dieu m'en est témoin, que la pensée de cette inégalité qu'on nomme la misère n'a cessé de peser sur mon cœur. Les inégalités de fortune, quand elles ne dépassent pas certaines liihites, ne me troublent aucunement; je pense que les familles qui ne sont ni opulentes ni misérables et dont la pauvreté con« siste h travailler pour gagner leur vie ne doivent pas exciter la compassion. Mais la misère, qui n'est pas la pauvreté, est un fait dont je ne prends pas mon parti. Gardons-nous de la légèreté cruelle qui se résigne à cela, qui déclare que cela est inévitable, et qui s'en lave les mains. Tout en cherchant en haut la grande égaKté, n'oublions pas de regarder en bas, du c6té des abîmes. La misère est un mal horrible ; il appelle des remèdes qui puissent l'atténuer, sinon le guérir, et qui soient pro-

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