‹ L'égalitéChapitre 27 sur 133 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

De régalité civile ou da droit de recueillir les fruits du travail, corrélatif k robligation de travailler. ^ Gomment on a Justifié l'esclavage et le servage. — De l'égalité devant le mariage consacrée par la monogamie. — De l'égalité criminelle.

Tout homme aune personnalité morale; la liberté est son apanage, et le travail est pour lui un devoir sacré. Sur les biens qu'il a acquis légitimement par son travail ou par tout autre mode d'acquisition, il a des droits exclusifs ; sa propriété est inviolable ; il ne peut en être dépouillé que dans un but d'utilité publique, moyennant une juste indemnité^ et la jouissance constitue évidemment le principal attribut de la propriété.

La faiblesse de l'âge chez une personne n'autorise qui que ce soit à porter atteinte à son droit, droit d'autant plus respectable même qu'elle est moins capable de le défendre. Les parents sont autorisés à s'approprier le revenu des biens de leur enfant mineur, à titre de dédommagement des charges que leur impose son entretien. Mais, en règle générale, chacun a la faculté de jouir de ce qui lui appartient ; il a en outre celle d'exercer lui-même ses droits. Le propriétaire d'une ferme la cultive ou la donne à bail, si bon lui semble ; il prescrit les réparations ; il peut encore en disposer à titre onéreux ou À titre gratuit.

Cet exercice ne peut lui être retiré, que s'il est mis

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