CONCLUSION
Telle est donc notre Eglise, telle sa nécessité, telle son essence intime, tels ses caractères, telles ses attitudes et telle son organisation.
Le tout est cohérent de la cohérence de Dieu, dont la vie trinitaire a son reflet dans la sainte Eglise; le tout est cohérent de la cohérence de rhomme éternel, par qui Dieu entend relier à sa propre éternité tout ce qui passe.
Cette vie étonnante est là sous nos yeux, avec ses faiblesses et ses imperfections filles du temps, avec ses énergies et ses inénarrables beautés intimes ou visibles. Qu'on Tétudie, comme nous aurions voulu \e faire avec moins de déficiences; qu'on y apporte, si on le peut, plus de pénétration et plus de piété à l'égard de la vérité qui nous sauve; qu'on tourne et retourne ce problème permanent posé au monde avec sa part d'évidence et de mystère. Pourvu que les conditions soient fournies et que l'illusion invétérée ne soit pas maîtresse, on approuvera, comme conclusion, la fière déclaration du Concile de Trente, qui qualifie l'Église « un étendard levé au-dessus des nations », pour que, par lui, se manifeste une divine présence.
Ce n'est pas avec le regard superficiel du passant, qu'il convient d'étudier l'Église; encore moins avec
le regard passionné qui ne voit partout que des failles, dans ce qu'il redoute de voir exigeant : c'est avec des vues larges comme l'horizon humain qu'il s'agit d'embrasser, comme les perspectives immortelles où il s'agit de s'engager, et, d'autre part, avec un sentiment d'adhésion éventuelle à tout ce qui sera reconnu Je vrai, le bienfaisant et l'obligatoire.
La vérité est assez grande personne pour ne se livrer qu'à celui qui d'avance lui a consacré son cœur. Puisse le client des vérités consignées ici se donner, en y accédant, à la Vérité vivante qui nous contient tous et veut, un jour, éclater en nous tous.