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sépulture de leurs entrailles et c'est pour contenir les cœurs de François I" et d'Henri II que Pierre Bontemps et Germain Pilon taillèrent les marbres délicats que nous admirons aujourd'hui à Saint-Denis et au Louvre.
A côté des rois et reines et de quelques-uns de leurs enfants, d abbés ou de grands prieurs, les honneurs de la nécropole royale avaient été accordés, comme récompense de leurs vaillants services, à quelques gens de guerre tués en combattant. La liste est assez courte : Pierre de la Maison de Nemours, chambellan de Saint Louis et Alphonse, comte d'Eu, morts à Tunis auprès du roi, le connétable Du Guesclin, Louis de Sancerre, Arnaud de Barbazan, Guillaume Du Ghastel, Louis de Pontoise et un seul serviteur civil des rois, Bureau de la Rivière, le conseiller de Charles Y et de Charles VI.
La forme des tombeaux élevés au xiv* et au xv e siècle audessus des caveaux où reposaient les corps, resta à peu près identique; un soubassement de pierre ou de marbre noir supportait une dalle de marbre noir sur laquelle reposaient les statues gisantes, des dais couronnaient les têtes, souvent des colonnettes montaient le long des effigies, les épitaphes se lisaient généralement sur le bord des dalles sépulcrales; souvent aussi, le soubassement s'orna d'arcatures de marbre de plus en plus délicatement ouvragées abritant des figurines qui rappelaient le cortège des funérailles. Mais les tombes royales de Saint-Denis, avant le xvi e siècle, furent toujours de proportions modestes et n'atteignirent jamais la splendeur de certains monuments considérables et somptueux qui s'élevèrent pendant ces époques, ainsi ceux consacrés aux Papesd'Avignon, aux ducs de Bourgogne dans la Chartreuse de Champmol, au duc de Berry à Bourges ou même aux ducs, de Bourbon à Souvigny.