‹ L'église anglicane avant la réforme, abrégé d'histoire ecclésiastique [microforme]Chapitre 11 sur 20 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Invasions des Danois et des Normands.

L’invasion danoise arrêta non les

certains endroits, traces. En 835 ces hommes du Nord débar- , dévaspendant quinze ans, pillant et

brûlant les églises et les monastères.

prêtres et les évé

nombre.

anois le percèrent de

Coupèrent la tête. On 111 donna plus tard le nom de Bury-St. Edlil) monds à la place où souffrit ce ma lus les royaumes de l’heptarchie il n’

i à la mort | es, réussit par | une sér'e de victoires à obtenir un traité de

(1) Alfred le Grand, âls a :

‘Ethelwuif, naquit en 849,

les s'’ét de

À les :

et -Seulement# progrès du Christianisme, mais même en!

} mué con!

Sépe Il m

core

quan conv revir

à de tc

ses € ment avait

Encore France.

impres:

des cér d'appre mes les (1) élevé de etun an ‘Angle

Normands.

entièrement les du Nord débarnouaille, dévasans, pillant et nastères. Les tués en grand

; pris et après!

t attaché à un!

e percèrent de ; la tête. On Bury-St. Ed-} ce martyr. De chie il n’y eut mba pas sous

roi à la mort |

, réussit par | Un traité de

ns, f, naquit en 849,

+ et encouragea beaucoup l'éducation.

a non-seulementh

» Mais même en!

Ë Après la bataille d’Ethandum, en 878, © les Danois acceptèrent le Christianisme, et © s'établirent en Angleterre. Dunstan, évêque + de Worcester, rétablit la discipline dans tous ! les monastères qui n'avaient pas été détruits Pro- | mué à l’archevêché de Cantorbéry il voulut contraindre les membres de son clergé à se séparer de leurs femmes et de leurs enfants.

Il mourut dans la plus austère réclusion. 1 Une nouvelle invasion danoise allait encore retarder la prospérité de l'Angleterre, quand le puissant chef danois, Canut I, fut converti au Christianisme. Bientôt la paix revint et Canut en l’an 1017 fut seul maître y de toute l’Angleterre. Il fit rebâtir les églises qu’il avait brûlées, et dota magnifiquement les abbayes et les monastères qu'il avait spoliés. :

En l’an 1042, Edouard le Confesseur fut

Encore enfant il accompagna son père en Italie et en France. Il vécut quelque temps à Rome et y fut vivement impressionné par la grandeur des édifices et la pompe des cérémonies ecclésiastiques. C'est alors qu'il résolut d'apprendre. Il étudia beaucoup et devint un des hommes les plus instruits de son siècle.

(1) Dunstan, né à Glastonbury en 925, avait été

élevé dans un monastère français, Il n'avait que vingt D et un ans quand il ‘Angleterre.

fut nommé chapelain du roi Edouard - (D)

consacré roi dans la grande cathédrale de ï Winchester, Ce prince contribua beaucoup # au relèvement du peuple, mais favorisa l’in- 4

troduction des étrangers dans jes fonctions Mèc ecclésiastiques. Impossible de dire jusqu'où fe

il serait allé sans l'intervention du fameux | £&ouverneur Godwin. \

En 1066, Guillaume, duc de Normandie, | appuyé par l’évêque de Rome, qui espérait, | grâce à cette Buerre, soumettre l'Angleterre à l’autorité papale, résolut de faire la conquête de l’Angleterre. Avec une armée de sSoixante-six mille hommes il battit les Anglais à Hastings, et s’empara de la royauté. ! Le pape alors le pressa de rendre hommage à l’église de Rome. La réponse du roi à l'ambassadeur du Pape est devenue historique, “Je n’ai pas choisi de te rendre hommage et je ne Le ferai Pas; je n’ai fait | aucune promesse à cet effet; de plus, je ne sache pas qu'aucun de mes prédécesseurs ait rendu hommage à l'évêque de Rome.” 1 Cette réponse de Guillaume montre que jusqu’à cette époque, au onzième siècle, le pape n’avait de juridiction ni sur l'église, ni sur la couronne d'Angleterre. Ce fait est important puisque nous entendons si souvent dire WF

(4) Green, ist, of the English People, p. 115.

e cathédrale de ;

as les fonctions Miè le dire jusqu'où 4e ion du fameux

Guillaume le Coriquérant de plus

de Normandie, | >, qui espérait, re l’Angleterre e faire la conune armée de À battit les Ande la royauté.

andre hommage nse du roi à evenue histoe rendre homje n'ai fait | le plus, je ne décesseurs ait tome.” 1 Cete que jusqu’à , le pape n’ase, ni sur la est imporsouvent dire

Jusqu'à la conquête par les Normands, Eglise anglicane, tout en étant en commuion avec l'Eglise romair. 9 était parfaiment indépendante. Lar sa cCunstitution clésiastique, VEïgise anglicane reconnaisait deux provinces, Cantorbéry et York.

’archevêque de Cantorbéry était, comme de oS jours, le primat de toute l’Angleterre, ne reconnaissait aucun Supérieur ecclésistique.

L'Eglise de Rome, toutefois, faisait de lus en plus valoir ses prétentions à la surématie, et ses «Morts étaient grandement econdés par les prélats étrangers qu’Edou- Bi l Confesseur avait enCourarés ct que

uillaume le Conguérant établit das toutes villes du royaume. Le chemin fut ouert aux empiètements de la papauté sur e qui uvait été, jusqu'à ce jour, les droits ndénendants de l'Eglise et de la couronne M (1) Leonard, Æ7isf.

un

of the Christian Church, p. 167.

d'Angleterre.

Les Normands donnèrent une nouvelle impulsion à la vie monastique. Cuii'aume ‘et ses barons fondèrent un grand nombre de monastères, leur appropriant les biens qui avaient été anciennement donnés aux Eglises par les Saxons. Dans presque tous les cas ces richesses allèrent grossir les revenus des communautés religieuses protégées par les Normands. Le pays se couvrit de vastes monastères et d’imposantes églises. C’est ainsi que l'Angleterre fut abandonnée comme une proie à la cupidité des étrangers.

Guillaume attribua soixante mille fiefs à ses chevaliers aux dépens des Saxons et consigna les noms des nouveaux propriétaires dans le livre noir de la conquête (Domesday Book). C’est ainsi que nous y lisons la description des biens appartenant au siège épiscopal de Cantorbéry, ainsi qu’à plusieurs églises d’autres comtés. Par exemple, deux cent quarante-trois églises avaient des propriétés dans le diocèse de Norfolk, et trois cent soixante-quatre autres en possédaient dans celui de Suffolk. Ces biens ayant appartenu à l'Eglise anglicane depuis plus de huit cents ans, lui donnèrent des titres de propriété plus anciens que ceux de tout autre propriétaire en Angleterre.

nouvelle Fuli'aume ombre de iens qui aux Eglitous les s revenus égées par de vastes . C'est née comtrangers.

lefs à ses et consi- Jriétaires Jomesday 1s la desiège épisplusieurs ple, deux des pro- , et trois ssédaient yant applus de titres de tout au-

Guillaume le Conquérant mourut ‘en 1087. 11 eut pour successeur son fils, Guillaume le Roux. Ce prince bannit de son royaume les messagers que le pape Urbain lui avait envoyés au sujet d’Anselme, archevêque de Cantorbéry, qui en avait appelé au pape de la confiscation des revenus de l'Egilise au profit de la couronne. En dépit de la condamnation de Rufus par un concile tenu à Rome en 1099, Anselme ne put gagner sa cause.

Sous le règne d'Henri I, Anselme renouvela son appel à Rome. Le pape Pascal Il écrivit au roi d'Angleterre, lui demandant que l’archevêque fut rétabli dans son diocèse sans autre investiture que celle du pape.

Henri I répondit que l’opinion du pape et les décisions du concile romain n'étaient d’aucune valeur pour lui ‘“Je ne veux ni déroger aux coutumes de mes prédécesseurs, ni tolé“er dans mon royaume aucun homme qui ne sait pas mon sujet.”

De cette: querelle des investitures entre l'archevêque de Cantorbéry et le roi Henri I, il ressort que le pape n’avait aucune juridiction sur la couronne ou le royaume d’Angleterre.

Sous le règne d'Henri II, en 1163, Tho-

mas à Bequet, archevêque de Cantorbéry, décida qu’un ecclésiastique, même pour les crimes commis contre les lois civiles, ne serait poursuivi que devant le tribunal ecclésiastique, ce tribunal ne pouvant infliger d’autre châtiment que la dégradation ou la destitution du coupable. Ce fut la cause d’une longue querelle qui ne se termina que par l'assassinat de Bequet. La consternation créée par ce meurtre fut si grande que le roi jugea. prudent de céder, et de cette façon l'Eglise obtint tous les privilèges qu’elle réclamait.

antorbéry, > pour les civiles, ne unal eccléliger d’au” ou la desause d’une a que par sternation ide que le ette façon qu’elle ré-

Page 1