‹ L'église anglicane avant la réforme, abrégé d'histoire ecclésiastique [microforme]Chapitre 16 sur 20 · REFORME · texte numérisé non relu

REFORME

aine.

ejeta effecsi injustetrairement , d'Ephèse.

rétienté, en éclarons ici iote consa- , Sans qu’il ju empêcheue cette rèrtout dans provinces; nterviendra juce qui n’a imise à son ; prédéces-

a commis s’il s’est at-

tribué de force le gouvernement d’un diocèse, il sera obligé de faire restitution, afin que les canons décrétés par les Pères ne soient pas enfreints, que la prêtrise ne devienne pas une occasion ou un prétexte pour l'orgueil du pouvoir temporel. Ila-donc paru juste au présent saint concile oecuménique que les droits de chaque province restent intacts et inviolables, selon l’usage qui a toujours prévalu.” (Concile d’Ephèse, Canon VIIL) Cet article condamne donc les catholiques romains qui prétendent que les canons de l’Eglise sont les mêmes dans tous les âges. âme d’après le concile d’Ephèse, concile de deux cents évêques, ils sont des schismatiques, vuisqu’il n’existe aucun doute qu'avant la venue d’Augustin en 596 l'Eglise de la Grande Bre ne était indépendante du Pape. Toute juridiction de l’évêque de Rome sur l'Eglise anglicane après cette date (596) était nécessairement contraire aux décrets de l’Eglise catholique. Grégoire le Grand, à l’occasion de son élévation à l’évêché de Rome, dans une lettre au patriarche d'Alexandrie, avait promis de se conformer :

aux décrets du Concile d’Ephèse ‘comme aux quatre Evangiles.”

Sans doute l’évêaue de Rome envoya

Augustin en Angleterre; mais il ne faut pas

oublier qu'entre l'Eglise romaine du temps d’Augustin et le Romanisme de nos jours il Y a une grande différence. L'Eglise de Rome n’a pas toujours enseigné les doctrines qu’elle pratique aujourd’hui. Il ne faut pas oublier non plus que l'Eglise de Rome fut jadis sainte et apostolique.

L'Eglise primitive ne possédait ni richesse ni pouvoir temporel ; son trésor, comme celui des apôtres, était au ciel, et sa force, toute spirituelle, résidait uniquement en son Sauveur et son Dieu. Elle ne connaïissait pas encore cette intrusion de pouvoir civil dans le domaine des consciences.

La domination du pape n’avait pas encore étouffé la vie dans l'Eglise qui portait alors le nom d’universelle ou de catholique, exprimant par ce nom l'union apostolique qui resserrait les membres fidèles sur le fondement posé par les prophètes et les apôtres de Jésus-Christ. La grande hérésie romaine n’avait pas encore paru. Cette position si évangélique de l'Eglise des trois premiers siècles changea insensiblement avec l’avènement de Constantin au trône de l’Empire de Rome. Rappelons en peu de mots quand et cor ment eu lieu la décadence.

Constantin né en 274, apprit à connaf-

tie la parole de vie dans le palais de son

du temps 108 jours Eglise de doctrines faut pas èome fut

ait ni risor, comel, et sa iquement » ne Ccon-

de pousciences.

s encore ait alors que, exlique qui le fonde- ; apôtres romaine sition si premiers lJ’avènenpire de quand et

père, l’empereur Constance. On racontequ’à la veille d’une grande bataille, qui devait décider de son sort, Constantin invoqua l’aide de Dieu, et levant les yeux au ciel, y vit une croix portant l'inscription “Par ce signe tu vaincras.” Jésus-Christ lui apparut ensuite dans un songe tenant une croix et lui ordonna de la faire figurer sur sa bannière, Eusèbe, qui rapporte ce fait, assure le tenir de la bouche de l’empereur luimême,

Après que l’empereur Constantin eût soumis l’Empire romain, et fondé un empire universel, il trouva que la population de la ville de Rome se composait d'éléments hétérogènes, c’est-à-dire de chrétiens et de païens. Le problème à résoudre éta't donc une question politique, à savoir, comment affermir et perpétuer le pouvoir? C’est grâce au concours et à la vaillance des chrétiens qu’il était monté au pouvoir, il était donc nécessaire de se les concilier et de s'assurer leur support. C’est pourquoi il combla lEglise de faveurs et la couronna des splendeurs terrestres. Comme un prince, l’évéque de Rome pouvait se promener dans un chariot d'Etat. Bientôt des discussions acharnées s’élevèrent entre les Pères de l’Eglise. Cette polémique nécessita la convoca-

tion de conciles sous la présidence de Constantin qui réunit ainsi l'Eglise à l'Etat et s’assura le soutien des chrétiens. (Ceux qui étaient à la tête de l'Eglise, cédant à la cajolerie et au pouvoir, ne firent entendre que de faibles protestations.

Fort de l’appui des chrétiens, Constantin voulut soumettre ses sujets païens par la persécution. Il expulsa d’abord leurs prétres de leurs temples et les vierges vestales de leurs couvents. Mais voyant que ses efforts ne lui attiraient qu'une plus grande haine et une opposition des plus acharnées de la part des païens, l’empereur eut recours à des moyens plus pacifiques. Il ordonna qu’on baptisât tous les temples païens au nom de la sainte Trinité, et qu’on les livrât ensuite au culte chrétien sans autre changement. Les autels, les chambres secrètes et les temples païens devinrent donc des autels, des chambres secrètes et des temples chrétiens. Nombre de païens furent baptisés au nom de la sainte Trinité, et déclarés chrétiens, tout en restant idolâtres de coeur et païens de caractère, Ce fut alors que le levain corrompu du paganisme commença à empoisonner l'Eglise romaine. Le culte perdit peu à peu sa simplicité primitive, et les temples furent encombrés de vains orne-

> de Consl'Etat et Ceux qui à la cajoendre que

Constan-

aïens par

leurs prés vestales t que ses 1s grande acharnées ut recours

ordonna 1S au nom livrât ene changeecrètes et les autels, es chré- 1ptisés au rés chré-

coeur et s que le imença à ‘ulte perve, et les ns oïrne-

ments. Vers la fin du sixième siècle on apprit au peuple à faire le signe de la croix, à se prosterner devant les images des saints et à adorer les reliques.

Au Villième siècle Boniface IV consacra, au milieu de grandes et solennelles cérémonies, le Panthéon (auparavant dédié ‘à Jupiter et à tous les dieux”), “à la Sainte Vierge et à tous les saints.” ? Ainsi le peuple, pouvait comme aux temps païens, aller au Panthéon se choisir des dieux et des patrons, chacun selon son goût et son caprice.

Les prétentions de l’évêque de Rome et les erreurs papales sont de date comparativemeni récente. Elles étaient inconnues du

(1) I1 peut être intéressant de connaître les dates de l'introduction des principales innovations romaines Le tableau suivant nous montre que le Christianisme évangélique, tel que transmis par Jésus-Christ et ses apôtres est absolument étranger à ces aberrations.

L'institution des moines, 328 après Jésus-Christ; la messe en latin, 394; l'extrême-onction, 593; la primauté de l'évêque de Rome, 607; le baisement de la mule du pape, 709; le culte des images, 715; la canonisation des saints, 993; le baptême des cloches, l'an 1000; le célibat forcé des prêtres, 1073; les indulgences, 1119; les dispenses à prix d'argent, 1120; l'inquisition, 1204; la transsubstantiation et la confession auriculaire, 1215; le purgatoire, 1439 ;‘{l'immaculée conception, 1854; et l'infaillibilité du pape, 1870.

(2) Hist, de l'Eglise Chrétienne, p. 127

temps d’Augustin. Au commencement du De septième siècle seulement les papes aspirè- pt rent à la suprématie sur toutes les églises. n “Ce fut là, dit Descombaz, ! L'évêque Gar- H l'Eglise, déjà attaquée dans son essence mé- le me, c'était comme un ulcère caché qui ab- qt sorbait peu à peu tous les sucs nourriciers.” cr Il y eut cependant de la résistance au m sein de plusieurs églises. Celles d’Angle- R terre et d'Ecosse, entre autres, refusèrent de reconnaître l’évêque de Rome pour leur C chef. De leur côté, les évêques de Constan- qu tinople, de Jérusalem, d'Alexandrie et d’An- | SO tioche disputèrent cette suprématie à l’évé- tr que de Rome, et prirent le titre de Patriar- pa che, quand ce dernier se fut donné celui de im Pape (père). Grégoire le Grand lui-même pa s’opposa à ces prétentions et déclara ana- Hat thème les évêques qui nourrissaient de telles cil aspirations. Ce fut un de ses successeurs, m Boniface III, qui, en 607, se déclara évêque universel, tandis que l’infaillibilité du pape : un ne date que de 1870. Mais si les papes sont E; infaillibles, ils ne peuvent pas être chefs de FX toutes les églises, puisque Grégoire le Grand su a condamné cette doctrine comme anti-chré- éle tienne; et si Grégoire s’est trompé, alors les se:

ES RE a

(1) Hise. de l'Eglise Chrétienne, p. 66.

ement du >s aspirè- 2s églises.

que Garsence méé qui abrriciers.” tance au d’'Angleefusèrent Jour leur Constanet d’An- > à l’évé- Patriarcelui de lui-même ara anade telles cesseurs, a évêque du pape pes sont chefs de le Grand nti-chréalors les

papes ne sont pas infaillibles. Du reste, ‘ pour bien montrer l’inanité de cette doctrine, nous n'avons qu’à rappeler le nom du paye Honorius (625-638), accusé d’hérésie et finalement anathématisé par le sixième concile qui conclut en ces termes ‘Avec eux nous croyons devoir exclure de l’Eglise et anathématiser Honorius, ci-devant évêque de Rome.”

Le pape Léon IT écrivit à l’empereur Constantin III, au roi d'Espagne et aux évêques, que son prédécesseur Honorius “Avait souillé cette Eglise Apostolique par une doctrine contraire à celle des Apôtres et tenté, par une profane trahison, de pervertir la foi immaculée.”” Pendant plusieurs siècles les papes eurent à prononcer l'anathème contre Honorius et sa doctrine. Toutefois, le concile du Vatican, en 1870, réhabilita la mémoire de ce pape.

La Réforme en Angleterre n’a pas créé une nouvelle Eglise ; elle a purifié l’ancienne Eglise des superstitions et des erreurs de l'Eglise romaine. Il peut arriver que, par suite de mauvaises influences, un homme bien élevé vienne à se dégrader. S’il abandonne ses mauvaises habitudes nous disons qu’il

s’ast réformé Son changement de via ni LVL LLEUVS WERCUILE ELITE ns ÿ Vre;

pour mieux dire, la réforme qui s’est opérée

a mens or = & =——

en lui n’a pas altéré son identité. Il en fut ainsi de l’Eglise en Angleterre. La Réforme n'est pas venue du dehors, elle s’est opérée au sein même de l'Eglise nationale qui conserva ses mêmes temples et ses mémes fidèles. Ce furent ses évêques et ses prêtres convoqués en synode qui réformèrent les doctrines et les usages de . Eglise. L’Eglise anglicane fut presque unanime à rejeter les prétentions de l’évêque de Rome.

De neuf mille quatre cents, qu'était le nombre des membres du clergé à l’accession au trône de la reine Elizabeth (1558), il n’y en eut que cent quatre-vingt neuf qui refusèrent de revenir aux anciens privilèges et aux traditions de l’Eglise primitive. Pendant les onze premières années du règne d’Elizabet' il n’y eut qu’une seule et même Eglise

pour tous les Anglais. Ce n’est qu’en 1570

que le pape, voyant qu'il ne pouvait persuader les Anglais à se soumettre à son autorité, envoya des ecclésiastiques romains en Angleterre. Ceux-ci persuadèrent un petit nombre d’Anglais d'abandonner leurs églises.

Fn 1581, date de son organisation, l'Eglise romaine devint un corrs schismatique en Angleterre,

Il en fut a Réfor:elle s’est nationale t ses mées et ses ormèrent se. LE- 1e à rejele Rome.

: le nomession au il n’y en i refusèes et aux Pendant » ’Elizane Eglise

en 1570

t persuaautorité, n Angletit nom- églises.

l'Eglise tique en

Page 1