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ussi d’imposants monuments! qui paraissent avoir
brité les sépultures de princes indigènes et chrétiens.
De quelque façon que le christianisme se soit pro-. æ pagé chez les Berbères, et, de cette propagation l’histoire LÀ est. inconnue, il est sûr qu’ aux premiers temps de linvasion arabe, une pra” partie des. he avec sie) Fe.
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pu. faibles restes de l’armée LA: avait été gagnée. Ta
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’ u christianisme. De ceci nous avons le témoignage ES re les écrits d’'Ibn Khaldoun°? et autres historiens 11 arabes. Mais ces conversions n'étaient guère profondes. !à On le vit bien quand l'apparition de l’isläm les mit à
Ka ë Les Dédurss aux environs de Tiaret. Pour les inscriptions 1 “ra et de Pomarium, v. le t. VIII du C I. L. et ses sup- x
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Kairouan tomba au pouvoir de l’un des chefs indigèn
+ (AE A Jusque à les envahisseurs avaient négligé la Pro
Mocaix
F2 nn où dE Hs étaient en force ; ceux- ci
” - ue résistances indigènes. En 693, après que Kogeila
} | Kairouan et attaqua le Re HbENEE Carthage ut.
à après la mort de Kocçeïla, son ARE était sans ég RAT prise de Carthage ne l’empêcha pas de continu
la lutte, où plusieurs fois elle fut victorieuse. Elle périt dans une bataille, vers l’année 708.
Parmi les tribus que Kocçeïla et la Kahena soulevaient pour la défense du pays, plusieurs étaient encore païennes, d’autres juives; beaucoup, je l’ai dit, étaient chrétiennes, mais plutôt de surface. La Kahena elle-même était juive; Koceïla chrétien, mais il paraît avoir apostasié deux fois pour se faire musulman. Beaucoup d’autres changeaient ainsi de religion suivant les fluctuations de l’invasion arabe. Quand il n’y eut plus d’espoir, la résignation se traduisit en apostasie. Peu à peu les églises d’Afrique, isolées du resté de la chrétienté, s'éclaircirent et disparurent. Celle de Carthage, la première et la plus ancienne, se maintint un peu plus que les autres; elle végétait encore à la fin du XI° siècle ; peut-être atteignit-elle le siècle suivant. Puis ce fut la fin?
* Sur les sujets traités dans ce chapitre, v. surtout Ch. Diehl], l'Afrique byzantine (1896) livre capital pour le sujet défini par son titre. — Mesnage, Etude sur l'extension du christianisme chez les Berbères (lithogr.); L'Afrique chrétienne ( (1912); Romanisation de l'Afrique (1913), dom H. Leclerq, l'Afrique chrétienne, t. II (1904).
Malheureux état de Rome après la guerre des Goths. — Le futur pape
saint Grégoire... à
Aux indicibles misères de la guerre des Goths avaient
succédé, pour Rome, comme pour toute l’Italie, quelques
années de repos. Rentrée de ses exodes la population
s'était, tant bien que mal, réinstallée dans ses demeures :
solitaires. Elle s’y trouvait bien au large, maintenant que tant de fléaux l’avaient réduite à rien. Des monument publics on n'avait cure, si ce n’est pour que leurs écroulements ne portassent pas dommage. L'habitation privée elle-même était presque partout à l'abandon; on se groupait au Champ de Mars, autour du Capitole et du Palatin, le long des rues qui menaïient au Latran et à Sainte-Marie Majeure. Mais la banlieue était déserte, sauf autour de Saint-Pierre, de Saint-Paul, de Sainte- Agnès et de Saint-Laurent. Même, à l’intérieur des murs
d’Aurélien, on avait dû, pendant les derniers sièges, livrer
de grands espaces à la culture; la paix venue, on con-.
tinua. En ville, on parvint à maintenir les vingt-cinq églises presbytérales et même quelques autres, Saint- Etienne, Sainte-Euphémie, Sainte-Agathe. Quelques-unes furent restaurées ou refaites, telle la basilique du pape Jules, près du Forum de Trajan, rebâtie par les papes Pélage I et Jean IIT en l'honneur des saints apôtres
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chapelle, Sainte-Marie in Cosmidin ?. Tout près, l'église | ( … ! Thessalonique, vers le même temps, réussit à mettre sur
wa pied les deux splendides églises de Sainte-Sophie et de Saint- a : Dmitri. Ce rapprochement souligne l’état misérable auquel les guerres avaient réduit la malheureuse Italie. | ‘a * Kooiôwv, nom d’un faubourg de CP (Eyoub) où s 'élevait a une église des Saints Côme et Damien. *
déjà vieille, de Sainte-Anastasie, était comme la métropole de ce quartier très populeux. C’est près de là, que, sur l’ancien forum olitorium (piazza Montanara), se tenait le marché, transporté de l’antique forum romain; c’est là aussi que le préfet de Rome, qui n'avait nullement disparu, tenait ses assises criminelles et faisait exécuter ses sentences.
Avec le préfet de Rome divers autres fonctionnaires s'étaient réinstallés, préfet du prétoire, préfet de l’annone, préteur urbain, etc. naturellement avec une séquelle de bureaucrates. Il n’est plus question du sénat. Outre que les sénateurs devaient être rares, l'empire ne tenait pas, sans doute, à doter d’une assemblée délibérante une ville trop pourvue de souvenirs.
Vers la fin du pontificat de Jean IIT (561-574), on remarquait, parmi les fonctionnaires, un jeune préteur urbain :, le futur pape saint Grégoire. Issu d’une famille distinguée qui déjà avait fourni un pape ? à l’Eglise, il n’annonçait nullement qu'il dût un jour écarter
1 Ego quoque urbanam praeturam gerens (Reg. IV, 2). Certains manuscrits portent praefecturam, leçon que le dernier éditeur P. Ewald, n’a pas adoptée. L’attestation paléographique laisse des doutes.
3 Felix atavus meus, huius Romanae ecclesiae antistes (Dial. IV, 16). C’est de Félix III (483-492) qu'il s’agit, et non de Félix IV (De Rossi, Jnser. christ., t. I, p. 372-373). De Rossi à publié (Z. c.) les épitaphes de la femme du futur pape Félix II, morte avant son pontificat, et aussi celles de trois de ses enfants. Celle de son père, le prêtre Félix qui, au temps de saint Léon, restaura la basilique de Saint-Paul, a été retrouvée aussi et publiée (Znscr. christ., t. V, n. 831). Toutes ces sépultures se trouvaient à Saint-Paul, où Félix III voulut aussi être enterré.
Ducuuswr, L'Église au VI siècle.
de lui les honneurs du monde et se consacrer entière-
ment au service de Dieu. C’est pourtant ce qu'il fit bientôt, sans doute, après la mort de son père. Alors le changement fut total. Avec ce qu’il avait de terres en Sicile, il y fonda six monastères; sa maison de Rome, sur le clivus Scauri en donna un septième, dans lequel il s’enferma avec quelques compagnons, pour s’y plonger dans les joies de la méditation et de l’ascèse. Heureux temps, auquel, plus tard, il aimait à se reporter quand les soucis temporels et spirituels pesaient par trop sur son âme. Heureux temps, mais trop courë: son éclatante vertu, sa rare intelligence, son profond bon sens, déjà éprouvés dans les charges séculières, ne pouvaient manquer d'attirer sur lui l’attention du Latran. Le pape Benoît (575-579) l’ordonna diacre; son successeur Pélage IT (579-590) l’envoya à Constantinople
représenter le saint-siège en qualité d’apocrisiaire.
CET A OR NU a ent ee a EL Le Potter ae NE RNTES SR
CHAPITRE I. — L'empereur Anastase et sa politique reli- DUO SE MT LE AR ae NN à mal et te à Ne ve EN NN Le patriarche Euphème, — Anastase le Silentiaire devient empereur. — Défaveur d’Euphème. — Le pape Gélase. — Anastase Il. — Le patriarche Flavien. — Macedonius et la lutte contre le Monophysisme. — Sévère et les moines de Maiouma. — L'affaire du Trisagion. — Macedonius est banni de Constantinople. — Le Monophysisme triomphe en Syrie. — Sévère patriarche d’'Antioche. — Résistance en Palestine. — Timothée patriarche. — Réaction populaire à Constantinople. — Insurrection de Vitalien. — Le pape Symmaque. — Mort de l’empereur Anastase.
CHAPITRE II. — La réaction chalcédonienne sous l’empe- TOUTRIMS ETES 2 nee ee Ve e Perte ni Ne ORNE
La succession d’Anastase. — Election de Justin. — Sévère poursuivi. — Reprise des relations avec Rome; la légation pon-: tificale. — Formule d’union acceptée à Constantinople, repoussée à Ephèse et Thessalonique. — La théologie des Acémèêtes. — Les moines scythes ; leur venue à Rome. — Attitude du saint-siège vis à vis des écrits cyrilliens. — Les évêques africains intéressés au débat. — Les moines scythes expulsés de Rome. — Assassinat de Vitalien. — Retour de la légation pontificale. — La résistance monophysite, — Paul le Juif, Euphrasius. — La fin de Philoxène. — Paul d'Edesse. -— Sévère polémique avec Julien d'Halicarnasse. — Les Acéphales. — Jean de Tella. — Ephrem évêque d’Antioche. — L'Egypte refuge des insoumis. — Le pape Jean à Constantinople. — Sa mort.
Crariree IIT. — Les protégés de Théodora . . . . . . ..
Justinien empereur. — Théodora protectrice des moines orientaux. — Le colloque de 533. — Justinien en conflit avec les Acémètes. — Double légation à Rome. — Condamnation des
Acémètes. — Théodosé, candidat de Théodora, patriarche d’Aloxandrie. — Sévère et le pape Agapit à Constantinople, — Mort d’Agapit. — Le concile de Ménas. — Les écrits de Sévère condamnés, — Sa mort. — Sévère et Cyrille. — Théodose quitte Alexandrie. — La fin de Jean de Tella. — Jacques Baradaï et les origines de l’église jacobite.
Sage gouvernement de Théodoric. — Difficulté de l’élection pontificale. — Symmaque et Laurent. -—- Les conciles romains de 501 et 502. — Le Liber Pontificalis. — Hormisdas. — Les dernières années'de Théodorie. — Condamnation de Boëce. — Le pape Jean à Constantinople. — Denys le Petit; ses collections canoniques et ses ouvrages sur le comput pascal. — La question de la date de Pâques. — Félix IV désigre son successeur. — Boniface IT et Dioscore. — Le diacre Vigile désigné par Boniface IT pour lui succéder. — Jean II. — Agapit. — Bélisaire en Italie. — Agapit meurt à Constantinople. — Silyère pape. — fntrigues de Vigile et de Théodora. — Mort tragique de Silvère. — Vigile pape.
CHapirre VI. — Le schisme d’Aquilée . ....,....
Cnaprrem VII. — L'Eglise byzantine . . . ..
La fin du néoplatonisme. — La culture littéraire et philosophique chez les Monophysites. — L’origénisme dans les monastères de Palestine ; sa condamnation par édit impérial. — Pélage et Théodore Askidas. — Les Trois Chapitres. — Edit de Justinien à leur sujet. — Résistances. — Le pape Vigile à Constantinople: le Judicatum. — Opposition occidentale ; hésitations. — Violences exercées contre le pape. — Les Isochristes, leur condamnation. — Constitutum de Vigile. — Son acquiescement au concile.
Pélage pape. — Résistances italiennes au V* concile. — Inquiétudes dans l’épiscopat franc. — Attitude schismatique des évêques de Milan et d’Aquilée. — Habile attitude du pape. —
Le schisme dans le nord de l'Italie. — Invasion lombarde. — Le siège d'Aquilée transféré à Grado, — Les deux patriarches. — Tentatives pour réduire le schisme. — Son extinction sons
le roi Cunipert.
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La condamnation des Trois Chapitres acceptée en Orient. — L'empire sous J'ustinien et ses successeurs. — Le césaropapisme. — Les cinq patriarches. — L'empereur législateur en matière religieuse. — Il ne peut pas tout : affaire de l’Aphthartodocéfisme; les patriarches Eutychius et Anastase. — Justi-
PAG
PAG
nien protecteur de l'Eglise. — Proscription du paganisme hel-
lénique. — Missions intérioures. — Mesures contre les Manichéens, les Juifs et les Samaritains.
CaapirRe VIII. — Les Missions du sud-est Re Abys- SEE, ANUDIE}.. HU na INR NE NN NES
Etat religieux de l’Arabie au V° siècle. — Eglises d'Axoum, de Nedjrân et de Safar. — Dhou Nowas: 568 massacres. — Le négus Kaleb-Abraha. — L'occupation persane, l'Islam. — L'Ethiopie. — Nobades et Blemmyes. — Missions byzantines: le roi Silko. — Fin du culte de Philé. — L’évêque Longin. — Conversion des Alodes, des Blemmyes et des Makourites,
Barsumas et ses querelles. — Abolition du célibat ecclésiastique. —- Les Mazdakites. — Les Messaliens en Perse. — Propagande monophysite sous l’empereur Anastase: Siméon de Beïit-Arsam. — Relations avec l’empire byzantin: Paul le Persan, Cosmas Indicopleustes. — Le catholices Mar Aba, — Les Jacobites en Perse. — Henana. — Echos du V° concile œcuménique. — Chosroës IL: infiuences chrétiennes à sa cour: Sirine et Gabriel. — Lutte contre le parti monophysite. — Conquête de l’empire romain. — Déchirements intérieurs du royaume des Sassanides. — Invasion arabe.
CxapPitTre X. — Coptes et Jacobites . . . . . . . . /.. . 838
Fin du règne de Justinien., — Les dissidents monophysites: leur organisation. — Sectes diverses: Les Trithéistes. — Jean le Philipone. — Avènement de Justin IL et de Sophie. — Tentatives de conciliation : conférence de Dara, résistance obstinée des moines. — La persécution reprise à Constantinople. — Union forcée: double abjuration du patriarche jacobite. — Tibère IT; relâche dans les rigueurs officielles. — Réhabilitation du patriarche Paul. — Elections coptes: les deux patriarches Théodore et Pierre. — Querelles syriennes: Paul déposé par Jacques Baradaï. — Damien, patriarche copte, Pierre patriarche jacobite. — Etienne Niobé; nouvelles querelles théologiques. — Persécution sous l’empereur Maurice. — Domitien de -Mélitène. — Phocas: invasion persane, — Héraclius. — Jérusalem prise par les Perses. — L'église melkite d'Alexandrie. — Coptes et Jacobites réconciliés.
CuApirre XI. — Héraclius et Mahomet . . . . . . . . . : 381
Succès d'Héraclius contre les Perses. — Situation religieuse dans les provinces orientales. — Nouvel effort pour ramener les monophysites: le patriarche Serge. — Le monénergisme. — L'union monénergiste en Arménie, en Syrie, en Egypte. —
ee. 002 TABLE DES MATIÈRES de
: a Ne Cyrus, patriarche d’Aïexandrie. — Le moine Sophrone: ses . protestations. — Sophrone, patriarche de Jérusalem: sa synodique. — Rome enfin consultée : le pape Honorius. — L’Ecthèse d'Héraclius. — Cyrus persécuteur des Coptes. — Mahomet. — AT. Iislam en Arabie. — Conquête de la Syrie, de la Perse et de l'Egypte. — Mort d'Héraclius. — Hyacuation de l'Egypte. —
L’Orient monophysite détaché de l’Empire.