tome de Léon, nombre d'évêques s’y refusèrent, La
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ses ut des °: on l'expédia à Antioche pour y être |
élu et consacré dans les formes. Il s’occupa aussitôt
des affaires de l’orthodoxie et cela avec quelque vi-. is
gueur. Malheureusement sa valeur morale n’était pas à
la hauteur: de son zèle orthodoxe. Il donna bientôt de
graves sujets de plainte; les tribunaux étaient au mo- Ée ment d'intervenir, quand il les prévint en donnant sa démission. Ceci se passait au commencément de 521°.On
lé remplaça par un certain Euphrasius, originaire de
Jérusalem.
Philoxène, on le pense bien, avait été exécuté des :
premiers. On s’assura de sa personne et on l’exila d’abord
à Philippopoli en Thrace *, puis à Gangres, où il mourut
peu après, en un âge très avancé. Dans la province
d'Euphratésienne dont, depuis 485, il occupait le siège
métropolitain, il restait encore des sympathies pour Théodoret et les anciens maîtres d’Antioche. A Hiéra-
1 Quem huic honori aptissimum imperatoris testimonio comprobatum est (Thiel, p. 868). Le choix eut lieu en mai 519; l'installation le mois suivant, sans doute.
? Le pape Hormisdas en fut informé par l’empereur et par
le patriarche Epiphane, dont les lettres (Thiel, 145, 146; Avell.,
241, 242) sont datées du 1er mai 521.
3 Il était encore à Philippopoli en 522 (Lettre aux moines de Senoun, dans la Bibl. Or. d'Assemani, &. Il, p. 18 ; outre cette lettre, on en a une autre de son exil, adressée au moines de Telada, près d’Antioche, publiée par I. Guidi, Mémoires de
l’Acad.. des Lincei, 1886, p. 446; sur la situation exacte de <
Telada, près et à l’est de St-Siméon, v. Fr. Cumont, Etudes
syriennes, p. 29-33). La chambre qu’il occupait à Gangres se
trouvait au dessus d’une cuisine, dont la fumée l’affligeait beau-
coup (Hist. misc., VII, 5).
polis même, on avait, en 475, massacré les gens que
Basilisque avait chargés d'y apporter l’« Encyclique » 1,
À Cyrrhos, dont l'évêque Serge fut exilé des premiers,
on s’empressa, après son départ (519), d'organiser une procession en l’honneur de Théodoret: son image fut
portée sur un char triomphal. Le nouvel évêque, appelé aussi Serge, approuva cette manifestation. Il cé-
lébra lui-même une fête en l’honneur de Diodore, Théo-
dore, Théodoret et de «saint Nestorius, martyr ». On ne pouvait rien imaginer de plus intempestif. C'était
identifier la cause de Nestorius avec celle du concile
de Chalcédoïne, donner raison aux dissidents et entraver l’œuvre de conciliation à laquelle le gouverne-
ment consacrait tant d'efforts. Hypatius, commandant
militaire en Orient, fut chargé d’une enquête, à la suite
de laquelle l’évêque Serge fut destitué ?.
L'évêque d’Edesse, Paul, gouvernait cette église depuis l’année 510. Comme ses prédécesseurs Cyrus et
Pierre, c'était un monophysite modéré ; il se serait con-
tenté de l’Hénotique et ne suivait qu’à contre-cœur l’al- lure plus décidée de Sévère et de Philoxène ?, Aussi
était-il suspect à quelques-uns. Cependant, il ne fut pas
des premiers à céder. En 519 il consacra évêques Jac-
! Jean Diacrinomène dans Miller, Revue archéol., t. XX VI, 1873, p. 402.
? Ces faits sont mentionnés dans certaines pièces qui figurent au Ve concile œcuménique, session VII (Mansi, t. IX, p. 348, 349, 364, 365).
À PL dosane est assez mal traité dans la Chronique dite nue Josué le Stylite (ec. 80).
net, A le gouverneur Patricius vint le sommer pus ; Eh cepter le concile de Chalcédoine, il fit résistance, Il
F À fallut! ne du Fi où il s'était Fete Me,
il resta encore deux ans et demi ?. Mais, comme il Se : se pressait pas de proclamer le concile, on l’expédia aux Euchaïtes. Asclepius, son successeur, mena rondement la guerre contre les monastères dissidents. À sa mort (525), Paul, qui s’ennuyait aux Euchaïtes, écrivit à l’empereur et au patriarche Euphrasius dans le sens le plus satisfaisant, moyennant quoi il fut autorisé à reprendre son épiscopat intermittent. Ce ne fut, du reste, que pour quelques mois, car il ne tarda pas à mourir. Edesse, en somme, était redevenue conformiste ; il en fut de même d’Amid *, de Tella et autres localités où pourtant le concile de Chalcédoine comptait, surtout ; parmi les moines, beaucoup d’ennemis acharnés. L’évêque réluctant était expulsé et remplacé par un autre que l’on soutenait, au besoin, à main armée, contre la
résistance des moines et de leur clientèle religieuse.
1 Le 4 novembre 519.
2 C’est à ce moment que Jacques de Saroug, dont il était le métropolitain et qu’il avait dû ordonner lui-même, fut appelé par lui à Edesse. Mais Jacques se défiait de lui au dernier point; il eut la satisfaction de mourir (automne 521)avant de l’avoir rencontré (Michel le Syrien [Jean d'Asie], IX, 15).
3 Sur Amid, ses églises et ses monastères v. van Benchoral et Strygowski, Ante Heidelberg, 1910, p. 163 et suiv.