‹ L'eglise au VI siecleChapitre 34 sur 105 · UE S » · texte numérisé non relu

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vait se demander si, en promettant son adhésion à lédit impérial, puis en la manifestant, Vigile était sûr d’être suivi par son monde occidental. En général, l'accord était parfait entre l'Eglise romaine et ses ressortissants latins. Allait-il en être de même cette fois. encore ?. ne Il n’en fut pas de même. Vigile avait trop DES de son influence. L’occident chrétien, à cette époque, * se composait de régions soumises, ou peu s’en faut, à l'empire, Italie, Afrique, Dalmatie, Illyrie, et de pays absolument autonomes, les royaumes francs en Gaule, les états suève et wisigoth en Espagne. Il était urgent, pour le pape, de faire en sorte que l’épiscopat de ces diverses contrées appuyât sa décision. Pour cela, il eût été à souhaiter que son entourage, romain et lätin, à Constantinople, le soutint avec quelque vigueur. La mor de Théodora le priva, dès le premier moment, d’un appui précieux. Quand ils furent délivrés de la terreur qu’inspirait l’impératrice à quiconque contrariait ses volontés, les évêques qui avaient acclamé le Judicatum, sentirent leur zèle se refroidir; ceux qui l'avaient repoussé reprirent courage. C’est alors que Facundus publia son livre «pour la défense des Trois Chapitres ». Au moment critique, pendant que l’on préparait le Judicatum, son travail n’était pas encore terminé; il en avait présenté un extrait à Justinien, sans succès, on le pense bien. Une fois terminé, le livre fit sensation. Deux moines africains, Lampidius et Félix, déployèrent beaucoup de zèle. Il n’est pas jusqu'aux clercs ro-

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mains, attachés de très près à la personne du pape qui 4 ne se missent maintenant à lui faire de l'opposition. Le diacre Rusticus, son propre neveu, et Sébastien, récemment promu par lui, se distinguaient à cet égard. Ils écrivaient partout pour critiquer le Judicatum. Ce

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