‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 118 sur 270 · Mansi, t. X, col · texte numérisé non relu

Mansi, t. X, col

Partout, semble-t-il, ces mauvais chrétiens remplacèrent les sacrifices impossibles par des rites superstitieux et des cérémonies occultes. Voilà du moins ce qui explique le mieux l'excessive abondance des sorciers à cette époque. Malgré les sévérités de la loi qui les condamnait à être brûlés vifs, il s'en trouvait partout, et jusque dans le sanctuaire. N'est-ce pas un prêtre indigne qui montait sur un bûcher de Chypre en 638 pour crime de magie ^ ?

§ 17. — Les Juifs dans l'empirOv

Sauf aux heures de persécution violente, les Juifs mirent moins d'empressement que les païens à se plonger, même pour la forme, dans les eaux du baptême. Ils furent d'ailleurs moins inquiétés dès que l'on s'aperçut à Constantinople que trop de rigueur à leur endroit ne manquerait pas d'augmenter leur sympathie déjà si fortement accusée pour les Arabes.

Au vrai, placés entre Byzance et llslam, les fils d'Israël s'étaient prononcés tout de suite en faveur de ce dernier. Plusieurs d'entre eux, dès l'origine, avaient salué leur Messie dans le Prophète 2. Plus tard, expulsés par. lui de ses villes saintes et tenus loin de l'Arabie, ils avaient ouvert les yeux sur son imposture, mais tous avaient continué d'avoir pour les musulmans cette facilité de concours et cette amitié dont leur race paraît se croire éternellement redevable aux ennemis du nom chrétien. La conduite qu'ils avaient tenue en 614 vis-à-vis des Perses, ils la renouvelèrent à partir de 633 vis-à-vis des Arabes. Comme les armées de Chosroès, celles d'Abou-Bekr et d'Omar trouvèrent en

i. Narrât. Anast., n. ft9.

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