‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 120 sur 270 · Chronoyraph., a. t>13o · texte numérisé non relu

Chronoyraph., a. t>13o

conquête : si Denys de Tell-Mahré se trompe, en disant qu'ils livrèrent Néocésarée de Pont au général Moslémah en 726 ^ son affirmation nous prouve du moins ce dont on les croyait capables.

Leur alliance avec les Arabes valut aux Juifs, partout où ils étaient, les ménagements de l'empire tremblant, AConstantinople, si l'on en juge par le rôle qu'ils jouèrent dans la chute du patriarche Pyrrhus, leur nombre devaitêtre considérable le 28 septembre 641^. Une resta pas moins considérable après cette date, aussi bien dans la capitale que dans les autres villes. Une preuvs de l'importance numérique des Juifs sur le territoire byzantin, c'est que le concile de 691 crut devoir édicter un canon particulier pour interdire aux chrétiens de toucher à leurs azymes, d'entretenir des rapports familiers avec eux, de les accepter comme médecins, de se baigner en leur compagnie ^ Ce canon, point trop persécuteur, paraît être la seule mesure prise à l'égard du judaïsme après 629. Pour réveiller la sévère législation du passé, il fallut l'avènement de Léon UI. Actif, résolu à mener rudement la guerre contre les Arabes, Léon III se souciait peu d'épargner leurs amis de l'intérieur. Ceux-ci précisément s'agitaient; un certain Syrien nommé Sévère se donnait alors pour leur Messie '*. « Que tous les Juifs reçoivent le baptême! » prescrivit l'empereur. Et aussitôt, en 722, tous les Juifs allèrent aux sacrements de l'Eglise, mais pour les profaner^. Ils devaient se retrouver Juifs comme devant, le jour où la querelle des images, en faisant d'eux les amis du pouvoir, leur rendrait la liberté de conscience.

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