‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 122 sur 270 · De administr. mpeno, 31, col · texte numérisé non relu

De administr. mpeno, 31, col

avouer que le clergé byzantin du vu* siècle ne se prodio-ua pas outre mesure du côté de l'apostolat. Soit absence de zèle vrai pour la cause du Christ et de son règne ici-bas, soit excès de haine pour des vainqueurs chaque jour plus envahissants, il arrêta ses efforts très en deçà du point que le seul intérêt de la race grecque eût dû leur faire atteindre. Et néanmoins Tévangélisation des barbares ne fut pas laissée entièrement à elle-même.

C'est par l'armée surtout que le contact s'établit entre l'Église byzantine et les Slaves. Dépourvus de chef commun et de patrie propre, les turbulents colons des sclavénies aimaient à servir, en qualité de mercenaires grassement payés, sous les drapeaux du basileus. Or, là, une atmosphère toute chrétienne les saisissait. En devenant soldats impériaux, ils devenaient les frères d'armes de ceux pour qui la Sainte Vierge combattait à Constantinople, saint Démétrius à Thessalonique, saint Andréa Patras. Dans les camps, ils coudoyaient sans cesse les nombreux clercs qui remplissaientles fonctions d'aumôniers militaires auprès des contingents byzantins '. Dans les villes de garnison, ils vivaient au milieu de populations presque entièrement gagnées à la foi. Aussi, quand sonnait l'heure de leur congé, plusieurs d'entre eux avaient-ils abandonné l'idolâtrie et c'est en néophytes, parfois en apôtres, qu'ils retournaient dans leurs foyers.

Presque toujours le prosélytisme de ces vétérans put s'appuyer sur l'action des évêques et des prêtres grecs fixés au voisinage des Sclavénies. En effet, quoique troublées et appauvries par la conquête, quelques-unes des Églises préalablement existantes sur le territoire envahi continuèrent à subsister en divers points, et

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