Synlagma, t. II, p. 3C
hétérodoxe des provinces méridionales. D'une part, la Galatie et la Phrygie restèrent sous les fils d'Héraclius ce qu'elles étaient sous les fils de Constantin, un réservoir de sectaires toujours prêt à répandre son tropplein sur Constantinople. D'autre part, Alexandrie continua d'être sous les premiers Arabes ce qu'elle avait paru sous les derniers Grecs, un repaire de théologastres ou plutôt, pour parler comme Anastase le Sinaïte \ un nid de serpents.
Encore en 691, l'épiscopat byzantin éprouva le besoin de renouveler le canon où les pères du deuxième concile œcuménique avaient prévu la conduite à tenir visà-vis des ariens, des macédoniens, des novatiens, des quartodécimans, des apollinaristes, des eunomiens, des montanistes et des sabelliens qui voudraient embrasser l'orthodoxie ^. Il y ajouta un paragraphe spécial pour les partisans de Manès, de Valentinien et de Marcion, pour ceux aussi de Nestorius, d'Eutychès et de Sévère. Or, ce faisant, les évêques byzantins ne faisaient pas uniquement de l'archéologie. Si ariens, macédoniens et eunomiens avaient tout à fait disparu de l'Egypte et de la presqu'île sinaïtique ^, il n'en est pas moins vrai que les partis hétérodoxes les plus variés et les plus absurdes conservaient encore dès adhérents de plus d'un côté.
En Asie Mineure, sur le territoire du patriarcat œcuménique, les montanistes surtout et les manichéens gardaient leurs positions. Ils réalisaient même des conquêtes, car c'est trop souvent pour grossir leurs rangs que les derniers tenants du paganisme renonçaient à l'idolâtrie. Les montanistes, à raison même de leur nombre, attirèrent l'attention toute spéciale de