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A L'APPARITION DE LIC0NOCLAS5IE. 199
pressé dès 641, d'exposer à Tempereur Constantin III quelle était la vraie doctrine de son prédécesseur ^ L'hégoumène saint Maxime avait démontre la parfaite orthodoxie de cette doctrine : en 645, dans sa conférence avec Pyrrhus ^ ; à une autre date, dans sa lettre à Pierre l'illustre ^; à une autre date encore, dans son traité à Marin '. C'étaient là des témoignages considérables et dont l'épiscopat byzantin de 681 eût dû tenir compte. Cet épiscopat n'en fit rien. Trop heureux de clouer un évêque de l'ancienne Rome au pilori qui réclamait quatre des plus récents pasteurs de la Rome nouvelle, il inscrivit Honorius à la suite de Sergius, de Paul, de Pyrrhus et de Pierre, sans presque marquer de différence entre eux et lui, tant et si bien qu'un jour devait luire où les Byzantins regarderaient ce pontife romain comme le premier père, comme le seul auteur responsable du monothélisme.
§ 27. — Le concile in Trullo (691).
Non content d'avoir ainsi frappé le siège de Pierre sur le terrain dogmatique, l'épiscopat byzantin voulut aussi le frapper sur le terrain disciplinaire. L'occasion lui en fut offerte à l'automne 691, lorsque Justinien II réunit ses membres dans la ca])itale. Cette assemblée est appelée concile in Trullo, parce qu'elle eut pour lieu de séances la grande salle à coupole du Pakiis sacré, et Penthecte ou Quinisexte, parce qu'elle eut pour but de compléter au point de vue canonique les cinquième et sixième conciles généraux. Et en clTet,