Syntagma, t. II, p. 295-SS
S. Syntagma, t. II, p. 303-310, 333, 387, 434, 462.
A L'APPARITION DE L'ICOtNOCLASME. 201
à l'empereur ^ Plus tard, rentré en possession du pouvoir suprême, Justinien II fut contraint par les nécessités politiques de se ménager le pape Jean Vil et il dut, pour ce faire, jeter de lui-même par-dessus bord ceux des cent deux canons réprouvés à Rome. « Réunissez, écrivit-il à Jean, un concile de l'Eglise apostolique et confirmez ou condamnez les décisions prises, selon qu'elles vous plairont ou vous déplairont ». Jean VII se contenta pour toute réponse de renvoyer à Constantinople l'exemplaire des canons que deux métropolites orientaux lui présentaient -. . Son successeur Constantin P"" sut paraître en Orient et converser avec Justinien à Nicomédie sans accepter l'œuvre législative de 691. Il fallut attendre Hadrien I", en 786 ou 787, pour obtenir l'approbation romaine à certains de ces canons ^, à ceux, comme le spécifia plus tard Jean VIII (872-882), « qui n'étaient pas en opposition avec la foi orthodoxe, les bonnes mœurs et les décrets de Rome "* ». Est-il besoin d'ajouter que, sans souci aucun de cette distinction, l'Eglise orientale accepta le concile in Trullo tout entier, de la première à la dernière ligne ?
§ 28. — La législation canonique.
Ce concile, quel que soit le désordre de son œuvre, constitue sans contredit le monument ofTiciel le plus considérable de la législation disciplinaire à Byzance. 11 fut précédé par l'apparition d'un Syntagma différent de celui que l'on devine derrière les travaux ca-
\. Lib. pontif., t. I. p. :ni-374.