Mansi, t. XII, col
noniques du siècle précédent. On appelle Syntagma tout recueil où les canons se trouvent donnés dans leur ordre original, c'est-à-dire tels que leurs auteurs les ont promulgués ou que l'usage les a consacrés. Or, ce recueil n'est plus en 691 ce qu'il était au temps de Jean le Scholastique. L'ensemble des lois indiqué par ce dernier a été modifié et grossi : modifié, car les canons de Sardique sont tombés du quatrième au dernier rang ; grossi, car les sources du droit comprennent désormais le concile carthaginois de 419, le synode constantinopolitain de 384, Denys et Pierre d'Alexandrie, Grégoire de Néocésarée,.Athanase d'Alexandrie, Basile de Césarée, Grégoire deNysse, Grégoire de Nazianze, Amphiloqued'Iconium, Timothée, Théophile et Cyrille d'Alexandrie, Gennade de Constantinople, enfin saint Cyprien et son concile ^ C'est au recueil ainsi constitué que les évêques de Justinien II donnent leur sanction, non sans l'épaissir encore de leurs propres décrets.
Entre temps, les empereurs ne manquent sans doute pas d'ajouter aux lois civiles d'ordre religieux édictées durant le vi^ siècle. Mais où sont leurs novelles? Après les deux dispositions héracliennes de 628 et 629, dont l'une défend aux Juifs l'approche de Jérusalem dans un rayon de trois milles ^ et dont l'autre confirme aux clercs tous les privilèges précédemment octroyés ^, le premier édit impérial dont on rencontre la mention est celui de Léon III, en 722, contre les fidèles de Moïse et les sectateurs de Montan /^ C'est à peine, du moins, si le vu® siècle nous présente dans l'intervalle deux pièces législatives de Constant : d'abord le TypBy
\. Syntagma, t. Il, p. 308-3 !0.