Byz. Lin., p. 136; Palrol., p
A L'APPARITION DE LICONOCLASME. 251
giles?Et le non moins inconnu André de Césarée ^ qui expliqua l'Apocalypse en se référant sans cesse aux plus anciens Pères de l'Église? Postérieur à Œcuménius de Tricca qui florissait vers l'an 600, mais antérieur à l'iconoclasme qui éclata en 725, l'exégète cappadocien dut vivre sous la dynastie héraclienne
Sous la dynastie héraclienne aussi, nullement au siècle précédent, fleurit l'auteur ascétique le plus populaire de l'Orient, saint Jean Climaque ^. Hégoumène du mont Sinaï pendant vingt ans, à partir de 635 environ, Jean dressa sur l'illustre montagne une Échelle mystique de trente degrés, couronnée d'un appendice Au Pasteur. Ces deux ouvrages ou plutôt ces deux parties d'un même ouvrage n'ont jamais cessé de faire les délices du monachisme byzantin.
Une œuvre comme le Chronicon paschale 3, qui fut compilé à Constantinople vers 630, se rattache-t-elle à la littérature ecclésiastique? La même question se pose pour les trois œuvres où le poète Georges Pisidès, diacre de Sainte-Sophie, chanta les premières campagnes d'Héraclius contre les Perses, l'échec des Avares devant Constantinople en 626, la ruine finale de Chosroès en 628. Mais trois autres poèmes du môme auteur appartiennent bien au genre didactique religieux : le premier célèbre la création du monde, le deuxième roule sur la vanité de la vie, le troisième s'en prend à l'impie Sévère d'Antioche. Ajoutez une hymne Pour la sainte résurrection du Christ notre Dieu, un grand nombre d'épigrammes, beaucoup de fragments *.
1. F. DiEKAMP, Mittheilungen ùbcr den ncuanfgefundencn Commcnlar des Œkumenius zur Apokalypsc, Berlin, lîK)!.
± F. Nau, dans Ihjz. Zeitschrift, {. XI (1902), p. 35-37; Byz. LUI. p. 143.