Martyr. X Constantinopolit., n
3. Brt'viar.. p. i'Ai; Chnmograph., a, (M21 ; Mansi, t. Xll. col. -27-2\
4. Chronograph.^ a.G±2i; Mansi, t. XII, col. ^07-270; Lib. poniif., 1. 1, p. 415, 4ir
romaine relirait des patrimoines de saint Pierre sis dans les provinces impériales, en Sicile surtout, et il plaça toutes les Églises de l'empire, celles même de l'Italie byzantine, sous la juridiction de son bien-aimé pa-^ triarche iconoclaste de Constantinople ^ .
Après cet éclat, Léon travailla doucement à consolider son œuvre. Lorsqu'il expira le 18 juin 740, son fils Constantin V eût voulu employer sa juvénile ardeur à propager la doctrine paternelle. Mais il faillit perdre aon trône à ce jeu, car le général Artavasde, en s'appuyant sur les orthodoxes, réussit à lui enlever Constantinople et à le tenir en échec de juin 741 à novembre 742. Aussi, vainqueur, le jeune basileus parut assagi : jugeant bon de ne pas augmenter les difficultés de la situation, il mit un frein à son zèle iconoclaste et, comme son père après la révolte des Helladiques, se préoccupa d'assurer les résultats obtenus avant d'en rechercher de nouveaux.
§ 3. — Le conciliabule d'Hiéria (753).
C'est l'année 752 qui vit l'iconoclasme reprendre sa marche en avant. Insensiblement épurée depuis 725 par l'incessante action d'un pouvoir attentif à diriger les élections épiscopales, la haute hiérarchie byzantine ne comptait plus que des prélats en parfaite conformité d'idées avec le basileus. L'heure était donc venue de les inviter à se réunir et à superposer une définition dogmatique sur les décrets iconoclastes de Léon lïl.
Dans ce but, en 752, de petites assemblées préparatoires furent convoquées un peu partout, dont les décisions répondirent de tout point aux espérances de