‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 192 sur 270 · Tom. concil. p. 34!); Vil. y iccphori patr., p. iiO, il · texte numérisé non relu

Tom. concil. p. 34!); Vil. y iccphori patr., p. iiO, il

i. Théod. Stud., col. lliO".

jours plus tard, ceux d'entre eux qu'on jugeait plus flexibles reçurent l'ordre de revenir à Constantinople ^ C'était pour essuyer les séductions d'habiles tentateurs, séductions d'autant plus dangereuses qu'elles se bornaient à demander, au lieu du rejet formel des images, un acte pur et simple de communication avec le clergé officiel 2. Au premier rang des tentateurs figurait Jean Morokharzanios, maintenant supérieur ou plutôt geôlier du couvent des saints Serge et Bacchus. Morokharzanios put s'exercer, peu après le 20 avril 816, sur les hégoumènes les plus marquants et s'il est vrai que ses efforts aboutirent vite à faire plus d'un apostat, il est vrai aussi que d'inébranlables constances ou de rapides relèvements l'amenèrent non moins vite à grossir le nombre des confesseurs et des martyrs ^.

La persécution de Léon atteignit plus de victimes encore que celle de Constantin V. Evêques chassés et remplacés, monastères vidés, moines dispersés, iconophiles jetés à la mer en des sacs ou soumis à la flagellation, à la prison, à l'exil, et si rudement que beaucoup succombèrent sous les fouets ou dans les cachots, voilà ce que produisit la politique religieuse de ce basileus. Aussi, quel cri de soulagement chez les orthodoxes, quand on apprit qu'il venait de périr assassiné, la nuit de Noël 820 M

Michel II, le nouvel empereur, ne justifia point les espérances fondées sur son avènement et sur son dé-

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