‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 193 sur 270 · Vit. Nicetœ Med., n. 39; Théod. Stud., col. HW · texte numérisé non relu

Vit. Nicetœ Med., n. 39; Théod. Stud., col. HW

2. Vit. Joannis Psich., n. 7; Vit. Nicetœ Med., n. 40; Vit. Macarii

Pel. n. 10.

3.TIIÉOD. Stud.,co1.1204«, 12i2'';Mai,p.67; Vit. Joannis Psich.,n.l; Vit.

NicetxMed.yïi. 3S-iS; Vit. Hilarionis Daim., n. 2; Vit. Theophanis

Chronogr., p. 397; Vit. Joannis Cath. ; Vit. Macarii Pel. , n. It.

4. Thé(». Stud., col. llliT^; Vit. Nicephori patr., p. 206; Vit. Nicolai

Stud., col. 882 889; Vit. Joannis Psich., n. 6, 7; Vit. Il Joannicti, n.

7; Vit. Nicetœ Med., n. 38-43; Vit. Macarii Pel., n. 10, H.

cret réparateur du 28 décembre. Rapporter les sentences d'exil et ouvrir la porte des prisons lui parut assez. Malgré de pressantes démarches, telles qu'une supplique de saint Nicépliore \ il ne permit point de relever les images dans la capitale et même, après la ruine de son compétiteur Thomas en octobre 823, il se montra plutôt sévère aux iconophiles. Deux de ces derniers, Thégoumène Méthode de Khénolaccos et le métropolite Euthyme de Sardes, éprouvèrent ses rigueurs. Méthode, longtemps réfugié à Rome, en avait rapporté une très énergique missive du pape saint Pascal P^ Euthyme, membre éminent du septième concile œcuménique, déployait un zèle iconophile exceptionnel ^.

Au mois d'octobre 829, l'empereur Théophile recueillit l'héritage de son père, sans en excepter sa haine des images. Toutefois, tant que le trône patriarcal fut occupé par Antoine de Pergé qui s'y était assis en 821, la persécution resta bénigne. Elle éclata, furieuse, après l'intronisation de Jean Morokharzanios survenue le 21 avril 832 et bientôt suivie d'un semblant de synode aux Blakhernes. Le régime de la terreur sévit surtout à partir de 834. Cette année-là, l'île d'Aphousia, au sud de la Propontide, servit de lieu d'internement à un nombre considérable de confesseurs ^, en particulier aux deux frères Théodore et Théophane, sur le front de qui un bourreau de Constantinople devait graver, le 14 juillet 83G, jusqu'à douze vers iambiques *. Est-il besoin, après avoir signalé cette bar-

i. Vit. Nicephori, p. 209; Théoph. Cont., II, 8. i. Thkoph. Cont., Il, 8; Vit. Methodii,n. .%, 6.

3. Sym. Maoist., Theophtlus, n. 1-2; Vit. Michaelis Sync, p. 89; Vit. Theodori Grapt., n. âl ; Vit. Davidis, n. 43, ^24; Vit. Macarii, n. l.'i; Vit. Hilarionis Daim., n. 3; Vit. Joannis Cath.

4. Vit. Theodori Grapt., n. â.S. cf. S. Vailri:, Saint Michel le Syiicelle et les deux frères Qrapti, p. 30.

barie, de dire que le persécuteur ne recula devant aucune cruauté?

§ 10. — Le triomphe de l'orthodoxie.

Soudain, le 20 janvier 842, Théophile mourut, laissant le pouvoir aux mains de son fils Michel III, un enfant, ou plutôt aux mains de sa veuve Théodora, une iconophile. Du coup il ne fut plus question de persécuter ; mais comment restaurer le culte des images ? La situation se présentait comme à l'avènement d'Irène. Si Tépiscopat de 842 paraissait moins attaché à l'hérésie que celui de 780, par contre le patriarche Jean VII avait autrement de fanatisme que son prédécesseur Paul IV. En ce qui regarde l'armée, les vétérans de Théophile nourrissaient les mêmes préférences hétérodoxes que les vieux compagnons d'armes de Constantin V. L'abrogation de l'iconoclasme se heurtait donc à de graves difficultés, sans compter que Théodora, à la différence d'Irène, aimait passionnément son mari et n'entendait nullement souffrir que Fanathème de l'Èg^lise tombât sur lui dans le tombeau.

A gagner l'assentiment des troupes, à constituer un puissant partî orthodoxe dans l'épiscopat, à faire de Jean VII un personnage inconsidéré et inoffensif, à négocier le moyen de sauvegarder la mémoire de Théophile, treize mois et plus s'écoulèrent. Enfin en mars 843, à la place de Jean VÏI dépossédé, le siège patriarcal de Constantinople reçut pour titulaire l'ancien hégoumène de Khénolaccos, saint Méthode, et le 11 du même mois, premier dimanche de carême, une fête de toute solennité coaisacra le triomphe définitif de l'orthodoxie * .

1. Vit. II Joannicii, n. 46, 53; Vil. Davidis, n. 30; cf. A. VAsaiR^

Dès son élection, Méthode déploya un zèle ferme et prudent à guérir les maux de l'Eglise. Ni sa fermeté n'était de trop, ni sa prudence. En effet, pour ne point compromettre la bonne cause, il avait fallu user d'une indulgence extrême vis-à-vis des iconoclastes repentants, vis-à-vis des évoques surtout, et le parti monastique ne ménageait point sa désapprobation à tant de condescendance. Par ailleurs, même en conservant les repentants dans leurs dignités, on n'avait pas cru devoir abroger les canons qui les tenaient éloignés de l'autel, et le parti des relâchés en voulait à tant de rigueur. De plus, au moment de remplacer les prélats irréductibles, il avait été difficile d'éviter quelques élections moins heureuses, difficile aussi de satisfaire toutes les candidatures ou du moins toutes les attentes, et les ambitions déçues cherchaient une revanche dans la critique acerbe des hommes et des choses \ Il n'y a pas jusqu'à la translation des reliques les plus vénérables qui ne donnât lieu, entre frères d'armes, au réveil des vieilles querelles. Les choses allèrent très loin. Pour répondre aux calomnies dirigées contre sa vertu, le patriarche fut réduit à la plus singulière des exhibitions ^ Quant aux scandales soulevés sur les tombeaux de saint Nicéphore et de saint Théodore, ils l'obligèrent à menacer, peut-être même à frapper d'excommunication le zèle indiscret des studites ^.

Malgré tout, pourtant, la paix revint dans l'Eglise et quand Métliode mourut, le 14 juin 847, rien plus ne restait de riconoclasme, sauf un surcroît d'amour pour les images et une exagération de culte à leur endroit.

Dyzance et les Arabes (en russe), l. I ^Sainl-Pétcrsbourg, 1900), pari. H, p. 142 lifi.

1. Vit. Mvthodii, n. \r>\ Vit. I Jon)inirii, n. 70, 71 ; Vil. IlJoanniciii, n. 47, K3; Sym. Mao., Theophilus, ii. ï>3 ; />. G., t. C, col. !•»«, 1403.

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