Ignace de Nicée, Epis t., col
continuent, le cas échéant, à représenter leurs évêques dans les conciles, dans celui de 787 en particulier ^ Mais c'est là une mission exceptionnelle. Les charges régulières du clergé n'offrent presque rien de nouveau. Notons pourtant que les syncelles rendent parfois de singuliers services aux prélats qu'ils entourent : ceux de Taraise, vers 795, remplissent roffice d'espions pour le compte de Constantin VI 2. Notons aussi le canon de 787, renouvelé de 451, sur la nécessité pour tout diocèse d'avoir son économe : si tel évêque néglige de s'en nommer un, son métropolite le lui imposera; si tel métropolite prétend s'en passer, le patriarche œcuménique y pourvoira^. En dehors des dignités et des fonctions déjà connues, Constantinople nous présente celle de catéchète conférée au prêtre chargé d'instruire les néophytes''. On y parle souvent du bibliophy laque ou bibliothécaire et du koubo u kleisios oxLiporie-crosse^. A Jérusalem, on trouve un basilic aire et un matronicaire ® : le basilicaire doit être un clerc préposé ou attaché à la basilique de l'Anastasis; le matronicaire est sans doute un prêtre appelé à veiller sur le matronikon ou gynécée de cette église, h'archipresbyte signalé à Damas ^ répond à ce que l'on nomme ailleurs archipresbytre et surtout protopresbytre.
Les charges ecclésiastiques, si hautes soient-elles, le cèdent toutes aux fonctions liturgiques et les clercs fautifs, à qui leur repentir vaut d'être réintégrés dans leurs emplois, n'en méritent pas toujours pour cela
1. Mansi, t. XII, col. 1090<«, 1091 »•, 1094*', ^09ô^ 1099*-% 1119», etc. s. Vit. Tarasii, p. 412, 26.