Vit. Stephani Sab., n
d'être réadmis à l'autel. C'est là un principe sans lequel on ne comprendrait rien à certaines des querelles religieuses de l'époque. En 788, si Sabas et Théoctiste rejettent la communion de Taraise, c'est que le patriarche a permis aux simoniaques repentants de concélébrer avec lui^ Vingt ans plus tard, lorsque la réhabilitation du mœchien Joseph l'amène à s'élever contre Nicéphore, le supérieur de Stoudion accepte bien que Joseph soit de nouveau économe, mais non qu'il remplisse les fonctions sacerdotales 2. Et de 843 à 846, le plus grave des schismes passagers qui désolent Constantinople a pour raison d'être la prétention de ceux qui veulent, malgré saint Méthode, laisser approcher de l'autel les anciens clercs iconoclastes^.
Iconoclastes, les membres du bas clergé ne l'ont guère été. Du moins, il faut distinguer deux catégories dans ce clergé : d'une part, les ecclésiastiques de carrière, libres de leur personne, lettrés et mondains ; d'autre part, les desservants des campagnes, enchaînés dans le mariage, ignorants et pauvres. Ceux-ci, gens sans désirs bien vastes, n'ont point changé leurs habitudes de vénération à l'égard des images; ceux-là seuls, toujours en quête dune situation plus haute, se sont évidemment conformés à l'opinion des maîtres du jour. Mais ils ne forment qu'une faible minorité.
Dans cette minorité, plus brillante que vertueuse, que ne trouvc-t-on pas? Voici des ambitieux : ils ont, avant d'entrer dans la cléricature, abandonné leurs biens au diocèse et maintenant, une fois clercs, ils s'autorisent de ces bienfaits pour humilier et opprimer leurs collègues du sanctuaire. Voici des vaniteux :
d. TlIÉOD. StUD., col. 1044«.