‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 230 sur 270 · Syntagma, t. il, p · texte numérisé non relu

Syntagma, t. il, p

ques. Sans compter les édits de Léon III contre les images, contre les patrimoines de saint Pierre en Sicile, contre la juridiction de Rome et d'Antioclie en terre impériale, sans compter le décret de Constantin V contre le recrutement des monastères, celui de Léon V contre les icônes, ceux de Théophile contre la peinture religieuse et la présence des moines à Constantinople, dix autres encore qui marquent différentes étapes de recrudescence ou de modération dans l'interminable lutte iconoclaste, l'activité législative du pouvoir civil touche sur plus d'un point à la vie de l'Eglise.

Ainsi en va-t-il avec VEcloga promulguée en 739 au nom de Léon III et de Constantin V. Ce texte contient des dispositions d'ordre matrimonial où les principes du vieux code romain cèdent enfin la place aux inspirations de l'évangile : la seule union reconnue entre l'homme et la femme est le mariage proprement dit ; les enfants issus d'unions illégitimes ne jouissent d'aucun droit; la possibilité du divorce se réduit à quatre cas déterminés ; l'épouse obtient sur les biens et sur les enfants une autorité égale à celle du mari K Par contre, malgré tel canon trullien, VEcloga autorise les mariages mixtes^. C'est dans le but sans doute de plaire aux hérétiques dont la cour apprécie très fort les sentiments iconoclastes. Dans ce même but, le législateur refuse d'aider l'Eglise à convertir les dissidents, sauf pourtant les montanistes et les manichéens qu'il menace de ses rigueurs^. Des rigueurs analogues sont édictées contre le parjure et les attentats aux bonnes mœurs ^.

Avec VEcloga, le texte ou le souvenir s'est conservé

Page 1