‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 231 sur 270 · Ecloga, XVJl, 2, lî · texte numérisé non relu

Ecloga, XVJl, 2, lî

de plusieurs novelles qui n'intéressent pas moins les choses de la religion. Tel décret de Léon III et Constantin V, ou plutôt de Léon IV et Constantin VI, interdit au père de tenir ses enfants sur les fonts baptismaux ^ Irène revendique deux constitutions : la première défend aux témoins de jurer; la seconde roule sur la trigamie et les unions matrimoniales contractées par les maîtres avec leurs esclaves 2. De Nicéphore P"" l'histoire mentionne un édit relatif aux impôts des biens ecclésiastiques^. Enfin, une novelle de Théophile permet le mariage entre Perses et Byzantins ^

Mais, comme elles émanent de princes abhorrés, la plupart de ces lois, même des justes, ne pénétreront point dans le corps du droit. Ni l'Etat ne les acceptera ni l'Église : vers 885, les impériaux auteurs de VEpanagoge hausseront les épaules devant les textes législatifs de 739, parce que « bavardages d'isauriens », et en 963, les évéques du synode permanent feront fi d'une constitution sur le parrainage, parce que « loi du Copronyme ^ » .

Sur le terrain canonique proprement dit, où le Nomocanon des quatorze titres règne toujours seul, les vingt-deux canons de 787 apparaissent comme un bloc erratique. Ce n'est pas toutefois que les patriarches des VIII® et ix® siècles s'interdisent les écrits ou les actes susceptibles de faire loi. Mais rien ne nous reste d'eux, sauf quelques débris des trois orthodoxes Taraise, Nicéphore et Méthode. A Taraise, outre une lettre au pape sur la simonie, nous devons une courte circulaire au clergé de Sicile contenant neuf propo-

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