‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 41 sur 270 · LlUi.JlAT · texte numérisé non relu

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prêtres, les diacres, les diaconesses, les sous'-diacjies, les lecteurs et les chantres. Ces derniers, considérés comme clercs par la législation de Justinien ^ , ne tarderont pas à se voir expulser de la cléricatuTe. En attendant ils jouissent de ses privilèges. Par rapport aux charges municipales, ils ont le prrvilège de l'exemption qui -remonte à Constantin; vis-à-vis des impôts extraordinaires, ils ont le privilège de l'immunité qui date aussi de Constantin ; dans les questions judiciaires, ils ont le privilège du for compétent que Juslinien consacre, en l'élargissant^, le 18 mai 539. Par suite de ce dernier privilège, certains lieux, Samos par exemple^, ont une prison spéciale pour les ecclésiastiques fautifs.

Les conditions requises pour les ordres majeurs et mineurs sont à peu près les mêmes que pour Tépiscopat. U y a pourtant quelques différences touchant l'âge et le mariage. On ne peu.t être prêtre, d'après la loi du 1®'' mai 546, avant trente ans, diacre ou sous-diacre avant vingt-cinq, diaconesse avant quarante, lecteur avant dix-huit ^ Cîest pourtant âgé de dix-huit ans à peine que saint Théodore le Sykéote reçut l'ordination sacerdotale : son évêque, il est vrai, eut à subir pour ce fait anticanonique de très vifs reproches ^\ Les diaconesses, choisies parmi les veuves d'un seul mari ou les vierges, sont tenues àlaiconlincnce parfaite, comme les évêques. Au contraire, tous les .autres membres du clergé ont la faculté de vivre dans le mariage, mais à condition d'avoir pris femme avant le sous-diaconat. Devenus veufs, les prêtres, diacres et sous-diacres ne

i.îVov.cxxîri, 19.

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